LE MONUMENT DE CATHERINE TEKAKWITHA
À LAPRAIRIE
E 23 juillet 1843, on élevait à Laprairie, près de l’endroit
où la rivière du Portage se jette dans le fleuve Saint-
Laurent, une grande croix de bois pour commémorer l’humble croix au pied de laquelle l’admirable sauvagesse Catherine Tekakwitha venait prier chaque jour pendant les années qu’elle passa dans cette mission. Après la bénédiction de la croix, les nombreux fidèles qui s’étaient rendus à cette pieuse démonstration entendirent trois sermons, un en anglais, par M. le grand-vicaire Hudon, chanoine de la cathédrale de Montréal, un autre en français, par le Père Martin, Jésuite, et un troisième en iroquois, par M. l’abbé Marcoux, missionnaire du Sault Saint-Louis.
Cette croix ayant été abattue par le vent, les habitants de Laprairie en élevèrent une nouvelle qui fut bénite le 5 octobre 1884 par M. l’abbé Bourgault, curé de la paroisse, en présence d’une foule nombreuse. Le sermon, en cette circonstance, fut donné en français et en iroquois, par le Père Burtin, oblat de Marie Immaculée.
Enfin, en 1890, M. l’abbé Walworth, curé de l’église Sainte- Marie, à Albany (Etats-Unis), non loin du village de Funda, où Catherine Tekakwitha avait été baptisée, conçut le généreux projet d’élever à l’endroit où la pieuse sauvagesse était décédée, un monument plus durable qu’une croix de bois. Il fit ériger à ses frais, à Laprairie, un sarcophage en granit portant l’inscription iroquoise :
KATERI TEKAKWITHA