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LE MONUMENT DE TEMPÉRANCE

À SAINT-DENIS-SUR-RICHELIEU

Le monument de Tempérance de Saint-Denis-sur-Richelieu a la même histoire que des douzaines d’autres croix ou colonnes du même genre dans la province de Québec. Lors des premières croisades de tempérance, les missionnaires donnaient des retraites dans nos paroisses rurales, tonnant contre l’ivrognerie qui nous faisait tant de mal. Quand les zélés missionnaires avaient enrégimenté toute une paroisse dans la Société de Tempérance, ils faisaient élever près de l’église ces monuments qu’ils appelaient colonnes ou croix de tempérance. Ils voulaient ainsi mettre sous les yeux des paroissiens un témoin de leurs promesses solennelles de ne plus boire. C’est là l’histoire du monument de tempérance de Saint-Denis-sur-Richelieu.

C’est en 1842 que le curé François-Xavier Demers fit ériger la croix de tempérance de Saint-Denis. Elle commémorait le souvenir d’une grande mission prêchée par les Pères Oblats, du 20 février 1842 au 13 mars suivant. Elle a vingt-six pieds de hauteur. La croix proprement dite est en fer doré. La colonne et la base sont en bois. Les tablettes où sont gravées les inscriptions sont en marbre.

La face principale porte l’inscription :

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