À BOLTON (BROME
Le premier colon du canton Bolton, dans le comté de Brome, fut Nicholas Austin, originaire des Etats-Unis.
Le monument élevé à Austin à l’endroit même où il s’établit est très rudimentaire. C’est simplement une grosse roche sur laquelle on a gravé une inscription sommaire. Les citoyens de Bolton n’avaient pas les moyens de faire plus.
Leur intitiative ne mérite pas moins d’être louée. Le brave habitant qui, le premier, fait une trouée à travers la forêt pour y établir une terre ou une exploitation agricole est un fondateur et, à ce titre, son souvenir mérite d’être conservé.
Le monument de Bolton porte la date de 1782. Il n’est pas prouvé que Austin s’établit en cet endroit cette année-là. M. Ernest-M. Taylor écrit à ce sujet dans son livre, History of Brome County :
“ The date on the Austin Monument is believed to be about ten years earlier than the first settlement effected by Austin, as he petitioned for land in what is now known as Stanstead years, after 1782 and about 1793, and made a settlement in Potton at what is known as the David Perkins Farm, at Vale Perkins, thinking that he had reached the limit of his grant ; but learning his mistake, he went with a band of men and cleared up ninetyfive acres at what is now Austin’s Bay, at Gibraltar Point, Lake Memphremagog. The first house which he constructed was built at the place were the Bolton monument now stands (1).”
Ce qui nous porte à croire que M. Taylor a raison, c’est que les lettres-patentes accordant à Austin et à ses cinquante-trois associés tout le canton Bolton ne furent signées que le 18 août
(1) Hislory of Brome County, p. 215.
LA STATUE DE L’ABBÉ ANTOINE GIROUARD
A BOUCHERVILLE
LA STATUE DE L’ABBÉ ANTOINE GIROUARD
À BOUCHERVILLE
C’est à Boucherville, le 7 octobre 1762, que naquit l’abbé Antoine Girouard, fondateur du collège de Saint-Hyacinthe. Cette vieille paroisse élevait, en 1879, vis-à-vis de son église, la statue de son illustre enfant.
Le dévoilement de la statue Girouard eut lieu le 19 août 1879. Ce jour-là, trois anciens élèves du collège de Saint- Hyacinthe faisaient, en face même de son monument, l’histoire des œuvres et des vertus du pieux fondateur.
Mgr Raymond, s’adressant aux citoyens de Boucherville, leur disait :
“ Permettez-moi de vous le dire, vous vous honorez vousmêmes, en élevant ce monument à la gloire de ce champion de l’éducation. Cette statue dit assez que vous savez apprécier ce que fait la religion pour la société, par le développement intellectuel qu’elle lui donne. Vous attestez que l’éducation, sous le contrôle du clergé, éclaire les esprits, élève le caractère, forme le cœur aux nobles aspirations et devient, par là même, un principe actif de bonheur et de progrès pour une nation. Oui, la religion, par la sublimité de ses dogmes, la pureté de sa morale, travaille à surnaturaliser l’homme, à le rapprocher de la divinité qui est son principe ; l’impiété ne peut que l’abaisser et exciter en lui les instincts d’une cruauté dont 1871 et la Commune de Paris ont offert les tristes effets. Ah ! pourquoi faut-il qu’on oublie ces principes, sur la terre chérie d’où sont venus nos pères ! L’acte que vous accomplissez est une protestation contre le principe désastreux qui veut une éducation sans religion, c’està-dire une religion sans Dieu. Soyez fiers de cette expression intelligente de votre foi ! Soyez fiers d’avoir si bien compris l’importance de l’union de l’ordre religieux et de l’ordre social.”
La statue de l’abbé Girouard est plus que de grandeur naturelle. Elle repose sur un piédestal en pierre. Sur une des faces de ce piédestal on a gravé l’inscription suivante :
ANTOINE GIROUARD NÉ À BOUCHERVILLE LE 7 OCTOBRE 1762, FONDATEUR DU COLLÈGE DE