FIG. 110. MONT ABOU. TEMPLE VREYPAL TEYPAL. (DÉTAILS DES COLONNES
MONUMENTS DE NAGDA PRÈS D'ODEYPOUR. (Fig. 111 à 118.)
Nagda, à 20 kilomètres environ au nord d’Odeypour, est une cité aujourd’hui déserte. Elle contient une série d’anciens temples pouvant être rangés parmi les plus remarquables de l’Inde, bien qu'ils soient à peu près entièrement inconnus et n’aient jamais été décrits. Les auteurs qui ont visité et décrit la contrée, tels que Rousselet, Fergusson, etc., n’ont pas soupçonné l'existence de cette vieille cité, et n’en font aucune mention.
L'accès en est d’ailleurs assez difficile. Après avoir franchi une montagne escarpée, habitée par des bandes de Bhils pillards, il faut traverser à dos d’éléphant des marais infestés de crocodiles et chargés de miasmes extrêmement redoutables.
Nagda, absolument désert aujourd’hui, dut être autrefois une populeuse cité, à en juger par
En
Fig. 111. — NaGpA (près d'Odeypour). — Ruines d'anciens temples dans les jungles.
le nombre de ses temples et l’art qui a été dépensé pour les orner. On ne peut les comparer pour le fini des sculptures qu’à ceux de Gwalior. Je n’hésite pas à les placer à côté de ceux du Mont Abou et de Khajurao.
Déterminer leur âge exact est impossible, car ils ne contiennent aucune ancienne inscription. J'en ai vainement cherché avec le pandit Ram Pratap Jotishi, bibliothécaire du roi d’Odeypour, qui m’accompagnait dans cette exploration. La tradition fait remonter au huitième siècle la fondation de Nagda, mais je ne crois pas que ses temples les plus anciens soient antérieurs au dixième siècle.
Nos figures représentent les plus intéressants de ces monuments. Ceux encore debout, au nombre d’une douzaine, sont d’assez petites dimensions; mais, bien que leurs sculptures soient très mutilées, ils peuvent être rangés, je le répète, parmi les plus beaux temples de l’Inde ;
et il me semble difficile qu’on puisse écrire à l'avenir une histoire de l'architecture dans l’Inde,
sans les mentionner.
Ces temples n'ayant encore été l’objet d'aucune description, je crois devoir donner ici le détail des figures qui les représentent, énumération que j'ai supprimée généralement dans cet ouvrage
pour ne pas en accroître outre mesure la longueur.
Fig. 112, — Nacpa. — Temple de Sasouka. Ornementation du dôme.
Fig. 111. Vue générale de quelques-uns des temples de Nagda. — Cette vue est destinée à donner l’idée de la forme générale des plus importants de ces temples. Elle montre à quel point ils sont envahis aujourd’hui par les jungles. :
Fig. 116, Vue d'un portique dans les jungles. — Cette colonnade appartenait évidemment à une construction importante, aujourd’hui disparue. Elle est située sur les bords d’un lac marécageux, qu’on aperçoit derrière elle. La hauteur totale du portique est de 5 mètres, sa largeur actuelle d'un peu plus de 8 mètres. j
Fig. 113, 115, 118. Temple de Banka. — Trois planches représentent les parties les plus intéressantes de l'édifice. L'une montre, à l'échelle de 43 millimètres pour un mètre, l’entrée du temple : il n’y a pas un centimètre de pierre qui ne soit fouillé comme de la dentelle. Une autre représente d’admirables piliers à l’intérieur du même monument; bien que leurs sculptures soient fortement détériorées, ils forment un ensemble très imposant. Une troisième figure représente, à l'échelle de 58 millimètres pour un mètre, des sculptures qui recouvrent le temple. Je ne connais en Europe aucun fragment d'église gothique fouillée avec un tel soin.
Fig: 119, 414, 117. Temple de Sasouka. — Trois figures sont consacrées à ce temple lune représente, à l'échelle de 28 millimètres par mètre, le portique du temple; deux, sans
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