Hittorf, Architecture moderne en Sicile
ht INTRODUCTION.
bées posant sur des chapiteaux, tout cela fut fidèlement imité.
Nous retrouvons aux portes du dôme de Pise et de plusieurs autres églises, des lions placés à une imposte comme dans la cathédrale de Catane.
Le griffon de bronze du Campo-Santo, ainsi qu'on aura occasion de le dire dans la suite, fut une preuve de l'estime des Pisans pour les ouvrages arabes.
La variété * de couleurs dans les voussoirs, les mosaïques et incrustations de marbre, les dessins géométriques dont on suit avec peine le labyrinthe sur les murs de Saint-Paul ou du Dôme, les arcs en porte-à-faux sur les colonnes, les arcs surhaussés, le petit pilastre au-dessus des colonnes, tout cela est arabe. — Ce n'est pas seulement dans les détails qu'on signale cette analogie, mais dans des dispositions plus générales. Que l'on compare une des travées de la mosquée de Qàlaoum, au Caire 2 , avec des croisées d'un des principaux édifices pisans, on croirait ces deux fragments d'architecture sortis de la même main ; qu'on visite la mosquée Hassan, la mosquée de