CHAPITRE IX
OBÉLISQUES DE LA PLACE NAVONA, DE LA MINERVA ; COLONNE ANTONINE ; OBÉLISQUES DU PANTHÉON, DU OUIRINAL, DU MONTE CITORIO (SOLAIRE), DU PINCIO, DE DOGALI. — OBÉLISQUES QUI NE SE TROUVENT PLUS A ROME.
Publius Victor, qui vivait vers le milieu du ive siècle, assure que les empereurs avaient fait transporter à Rome six grands obélisques et quarante-deux petits. Les six grands sont probablement ceux :
du Latran,
de Saint-Pierre,
de la place du Peuple,
de Sainte-Marie- Majeure
que Sixte V avait déplacés ou redressés, et ceux du Monte Citorio et peut-être du Panthéon dont il va être parlé 1.
Pour les autres, il en subsiste sept :
sur la Place des Thermes, en face de la gare,
dans le jardin de la villa Mattei, jadis au Capitole,
devant l'église Délia Minerva,
place Navona,
au Pincio,
devant la Trinità de Monti,
au Quirinal 2.
i. P. Victor, De Regionibus Urbis, dansGR^vius, Thésaurus quelques années plus tard et les plaça dans son musée ; à sa mort,
Rom. Anliq. , vol. III, Venise, 1792, col. ir. Dansle texte d'Urlichs, ils furent vendus à la Cour de Naples U814) avec d'autres anti-
Coder, p. 41, il est question de huit grands obélisques, mais, dans quités et figuraient en 1830, dit Nibby, dans le Musée égyptien de
l'énumération qui en est faite, on n'en trouve que six tandis que, Naples.
dans la leçon de Gravius, il est mentionné, en outre, un obélisque 2. A. Nibby, Roma antica, P. II, p. 290. B. Gamucci, Dell' An-
au Transtévère ou dans l'île du Tibre. tichilà..., Venise, 1565, lib. IV, p. 279. A. Kircherii, Obelisci...
L'obélisque de l'île du Tibre ne peut être rangé parmi les grands inlerprelalio..., Rome, 1666, p. 132. Birche, Notes upon Obelisks.
obélisques ; il semble, au contraire, avoir été fort petit ; il en sub- Parker, The Twelve Obelisks of Rome, Oxford, 1879. G.-B. Ci-
sistait un tronçon au xvie siècle ; vers 1565, ce tronçon fut brisé priani, Ragionamento su i dodici Obclischi Egizi che adornano la
en fragments dont on voyait l'un en 1764 devant l'église S. Bar- Città di Roma, Rome, 1823. Cancellieri, Supplica presenlata a
tolommeo. Le cardinal Stefano Borgia l'acheta avec un autre nome degH Obelischi... s. d.
Obélisque de la place Navona (1648).
Après les obélisques érigés sous le pontificat de Sixte V, le premier qui fut dressé fut celui de la place Navona. Ce n'est pas un obélisque d'époque égyptienne ; il fut exécuté par ordre de l'empereur Domitien, dont le nom figure en hiéroglyphes et qui est même représenté sur la pointe conservée au Musée du Vatican sous le n° 46 des Antiquités égyptiennes. Domitien l'avait fait tailler pour célébrer son culte envers les divinités égyptiennes. Il avait été placé au cirque de Maxence, sur la voie Appienne, à trois kilomètres de la ville, et mesurait 16 mètres de hauteur 1.
Un des tremblements de terre qui désolèrent Rome au Moyen âge avait amené sa chute, mais, comme il n'était pas exposé aux causes d'ensevelissement qui faisaient, dans l'intérieur de la ville, disparaître si rapidement les monuments, il était demeuré sur le sol, gisant en plusieurs fragments. Poggio le vit au XVe siècle, ainsi que plus tard Fulvio, en 1527 2. Sixte V avait pensé à le placer devant l'église San Sebastiano; Innocent X résolut, en 1647, d'en orner la place Navona. « Le jeudi 27 avril 1647, dit Deone, après dîner, le pape fut à San Sebastiano pour voir dans la Naumachie détruite de Claude un grand obélisque en ruine qu'il a l'intention de faire transporter sur la place Navona 3. » Ainsi ce monolithe allait passer d'un cirque construit en l'honneur de Domitien dans un stade établi par lui4.
L'opération du transport commença dans les premiers mois de l'année 1648 et fut achevée le 31 août ; les trois fragments plus petits avaient été amenés sur des chariots traînés par des buffles, les deux plus grands furent roulés à force de treuils et de câbles. La dépense s'éleva à 12 000 écus. Quand il fallut la couvrir, le Saint-Siège se trouva fort embarrassé : son trésor était vide ; on établit donc un impôt extraordinaire qui fut perçu sur les maisons de la ville 5.
Ce fut sur les dessins du chevalier Bernin que fut édifiée la fontaine au milieu de laquelle s'élève l'obélisque ; une cabale s'était formée contre lui et l'on avait demandé des projets à tous les principaux architectes de Rome en le tenant à l'écart, mais le prince Niccolô Ludovisi le favorisait ; il lui demanda de préparer un modèle qu'il plaça dans une salle de son palais et, un jour, il fit en sorte que le Souverain Pontife le vît (25 mars 1648) ; Innocent X fut frappé de son élégance, et le Bernin l'emporta sur ses rivaux 6.
L'inauguration du monument n'eut lieu qu'en 1650. Le pape récompensa le Bernin en lui donnant une somme de 5000 écus, un canonicat à Saint-Pierre pour son fils, et la préfecture deLT Acqua Felice rapportant 10 écus par mois.
Le 12 août 1649, il avait été payé à Pietro del Duca 150 écus pour prix de la colombe, de la croix et des ornements de bronze dont on surmonta l'obélisque. En 1651, le déposi-
1. Marucchi, Bull. Arch. Com., 1897, p. 96 et suiv. 3. Fraschetti, // Bernini, p. 180. Voir pi. 22 et 48.
2. Pogge, De Vandale Fortunœ, lib. I, p. 20. Fulvio, Le Anti- 4. G. Farina, L'Obelisco di Domiziano, Rome, 1909. chità di Roma, Venise, 1588, lib. IV, p. 129. Cet obélisque se dis- 5. Diario de Gigli 1648, Cod. Vat. 8717, c. 351.
tingue très bien dans la pi. 40 de Du Perac intitulée « Cirque 6. F. Cancellieri, Il Mercato, p. 35. F. Baldinucci, Vita del
de Caracalla». Cav. L. Bernino, Florence, 1682, page 30.
taire général reçut l'ordre de verser à Franzoni, clerc de la Chambre, préposé à la direction des travaux, la somme de 2 000 écus (3 mai). En même temps (2 mai), le pape autorisait Torrigiani « à liquider toutes les dépenses faites pour amener l'obélisque du cirque de Caracalla à la place Navona et pour l'y ériger», et il mit à sa disposition à cet effet 4 146,93 écus l.
Cependant les détracteurs du Bernin n'avaient pas désarmé ; ils soutenaient que l'obélisque penchait et allait tomber. Le Bernin se rendit sur la place, fit attacher quatre ficelles au haut de l'obélisque et les fixa par quatre clous aux maisons voisines. Et les rieurs furent pour lui2. C'est à l'occasion de l'érection de cet obélisque que le P. Kircher, en ayant étudié les hiéroglyphes, découvrit que l'Uraeus était un symbole de la Divinité, parce que « le globe marquait son immensité et son éternité, le serpent sa fécondité et sa prudence, les ailes sa vertu et l'universalité de sa présence ».
Obélisque de la Miner va (1667).
Le plus petit des obélisques de Rome est celui de Santa Maria sopra Minerva ; il mesure 5 m. 47 et est en granit rose; on ne sait à quelle époque ni comment il vint à Rome ; il fut retrouvé, en 1665, dans les ruines du temple d'Isis, qui s'élevait à côté du temple dédié à Minerva Chalcidica, d'où l'église de Santa Maria sopra Minerva a tiré son surnom. Le terrain appartenait alors à des dominicains qui découvrirent l'obélisque à quinze palmes de profondeur (3 mètres environ) en faisant construire un mur. D'autres obélisques ou fragments d'obélisques, dont celui du Panthéon, avaient été déterrés déjà en ce lieu 3.
Dès que le pape Alexandre VII apprit cette découverte, il chargea le P. Kircher d'aller examiner l'obélisque et celui-ci fit un rapport4; il s'efforce d'y déchiffrer les caractères gravés sur chaque face 5.
Le Bernin fut, en même temps, chargé d'ériger le monolithe sur la place située
1. Arckiv. di Slato, Roma, Chirografi, vol. XI, p. 189, 221. un jeune homme du nom de Decius Mundus ; mais comme sa
2. Cancellieri, Mercato, p. 44. Gr.evius, vol. IV in fine, donne vertu était inattaquable, elle n'écouta ni ses sollicitations ni ses une représentation de la place avec la colonne surmontée de la offres ; désespéré, Mundus se laissait mourir de faim quand une colombe et des estrades de saltimbanques et de charlatans tout à esclave lui offrit de seconder ses désirs moyennant 50 000 drachmes ; 1-cntour. il les donna et celle-ci, sachant que la dame était très dévote à Isis
3. Onaretrouvé, dans lesruines de ce temple, six petits obélisques et à Anubis, s'en fut trouver un des prêtres qui desservaient leur
et quantité d'ornements, deux lions et deux sphinx actuellement autel et lui proposa de partager la récompense s'il décidait Paolina
au Vatican, deux lions qui sont au Capitole, la statue du Tibre à passer une nuit dans le temple sous le prétexte que le dieu en
qui est au Louvre et celle du Nil qui est au Vatican, plus une statue avait témoigné le désir. Le prêtre persuada à Paolina que le dieu
d'Isis. s'était manifesté à lui et avait déclaré vouloir la visiter ; elle
Le cardinal AnnibaleAlbani reçut en présent des Pères jésuites, s'ouvrit de cette révélation à son mari qui acquiesça à un si
en août 1702, quelques morceaux d'obélisque de même prove- grand honneur et, la nuit dite, Mundus remplaça le dieu dans
nance ; ils avaient été trouvés près du Collège Romain ; l'un servait son sanctuaire et dans les intentions qu'on lui avait prêtées,
de borne à la maison d'un apothicaire, l'autre lui faisait face... Le Paolina ne connut la fraude que plus tard de la bouche même
cardinal les envoya à Urbino en 1737- Lanciani, Bull. Arch. de son séducteur. Son mari, instruit par elle, obtint la punition
Com., 1883, p. 43. A. M. Ungarelli, Interpretatio Obelis. Urbis, du prêtre et l'exil de Mundus. Josèphe ajoute même que le
Rome, 1842, p. 94 et 133. temple fut rasé. Il est certain qu'il fut brûlé lors du grand incendie
C'est dans le temple d'Isis qu'eut lieu l'aventure que raconte de 80. Boccace a fait un conte de cette aventure.
Josèphe (liv. XVIII, cap. m [iv], § 4, éd. Didot, 1865, vol. I, 4. Lanciani, Bull. Arch. Com., 1883, p. 45.
p. 699). Une dame romaine de très grande beauté, Paolina, qui 5. A. Kircherii, Ad Aless. VII P. M. Obelisci Mgyptiaci nuper
avait épousé un certain Saturnino, inspira un violent amour à inter rudera hiaci romani effossa Interpretatio, Rome, 1666.
devant la Minerve l; ce fut sans doute Alexandre VII lui-même qui lui suggéra l'idée de le surélever en le plaçant sur un éléphant d'après une gravure du Polyphile de Francesco Colonna publié en 1499 et dont on -a retrouvé un exemplaire annoté de la main du pape dans sa bibliothèque 2. D'ailleurs, dans un voyage qu'il venait d'accomplir en France, le Bernin, qui était corpulent, avait reçu à la Cour le sobriquet d' Eléphant, en sorte qu'on pourrait voir aussi dans ce piédestal une allusion à son constructeur 3. Au surplus, un éléphant avait été amené à Rome dix ans auparavant et y avait fait sensation4. Au temps de Lalande, on disait que l'éléphant symbolisait « la prudence égyptienne transportée dans la place de la Minerve ».
Les dessins de Bernin furent exécutés par son élève Ercole Ferrata et, le 3 février 1667, l'obélisque était placé sur son socle après un an de travail 5.
Colonne Antonine (1705).
Le pape Innocent XII ayant donné, en 1700, aux prêtres séculiers de la Mission l'église Santi Giovanni e Paolo, ceux-ci, éprouvant sans doute le désir de justifier ce don par quelque embellissement de la ville, résolurent de redresser une colonne fameuse qui gisait dans le jardin de la Mission, près du Monte Citorio6 ; elle était de granit rose, mesurait 15 mètres de haut et 2 mètres de large à la base ; l'on reconnut, après l'avoir dégagée, que ce n'était pas l'antique colonne Citatoria, comme on le pensait en général, mais la colonne Antonine représentée sur les médailles7. En réalité, elle avait été élevée à Antonin divinisé 8 par ses deux fils adoptifs Marcus Aurelius 9 et L. Verus 10.
Le 24 septembre 1705, commença l'opération; on se serait cru revenu au temps où Domenico Fontana relevait et transportait des obélisques; un « château » de bois avait été construit, une foule énorme assistait à l'opération que dirigeait un architecte du nom prédestiné de Fontana (Francesco) ; une violente ondée interrompit les manœuvres, qui ne purent être reprises à cause de la nuit tombante, mais le lendemain la colonne était exhumée ; trompettes, tambours, mortiers, cloches célébrèrent ce nouveau triomphe. On découvrit sur sa base quelques lettres grecques. Le piédestal était de marbre grec.
Provisoirement la colonne fut déposée près de l'emplacement où on l'avait découverte ; deux sculpteurs, Vincenzo Felice et Giuseppe Napolini, devaient la restaurer, en attendant qu'on la mît en un lieu où elle serait « la merveille des visiteurs». On pensa à
1. S. Fraschetti, // Bernini, Milan, 1900, p. 300. 7- Pancirolo, Rotna sacra e moderna, Rome, 1725. P- I98>
2. Dans la traduction Cl. Popelin, Paris, 1883, cette figure se donne une représentation de l'échafaudage qui servit à soulever trouve vol. I, p. 53. Voir pi. 5. la statue. Cf. Giovanni Vignoli, De columna Anlonini, Rome, 1705.
3. A. Nibby, Roma antica, vol. II, p. 263. Fr. Cancellieri, Délia colonna di Antonino , Rome, 1821. C. Huel-
4. Diario di Giacinto Gigli, ad an. sen, Mémoire sur les Antiquitésdu Monte Citorio dans \esMittkei-
5. F. Bonanni, Num. Ponti)., Rome, 1699, vol. II, p. 641, lungen, vol. IV, 1889, p. 41. Lanciani, Ruins, p. 508.
n. 46. Fraschetti, loc. cit. 8. T. ;Elius Hadrianus Pius. Ne pas la confondre avec la co-
6. tLetterade Francesco Cancellieri con la relazione di Francesco lonne de Marc-Aurèle.
Valesio sopra lo scoprimento e la traslazione délia colonna di Anto- 9. Fils de la sœur d'Hadrien, Paulina, mari de sa nièce Annia
nino Pio, e con varie notizie iniorno ail' obelisco solare innalzalo in Fausthia, père de l'empereur Commode.
sua vece nella piazza di Monte Citorio, cd alla colonna di cipollino 10. Lucius Aurelius Verus, fils de L. Ceionius Commodus, adopté
giacente nel corlile délia Curia Innocenziana» , Rome, 1821. Cf. De en 138.
Lalande, Voyage d'un Français, vol. III, p. 630.
LA PLACE N AVON A. — LE FORl M Dl TRAJAN.
LA PLACE NAVONA AVEC L'OBÉLISQUE DU CIRQUE DE MAXENCC. (Phot. Moscioni.)
LE FORUM DE TRAJAN. (Phot. Moscioni.)
Miimmlsts DE Ro
LES OBÉLISQUES. 8g
la transporter à la fontaine Trevi, mais, ce projet ayant été abandonné comme impraticable, elle resta sur la place du Monte Citorio jusqu'au jour où, mise en pièces, ses débris servirent à restaurer l'obélisque solaire que Pie VI fit ériger en ce lieu en 1792 l.
Le piédestal de la colonne en marbre grec, recueilli au Vatican et dressé dans le jardin Délia Pigna, fut restauré au temps de Grégoire XVI par Fabris. Léon XIII l'a fait transporter dans l'hémicycle de Pie VI (Belvédère) 2. Il porte des bas-reliefs représentant l'apothéose d'Antonin et Faustine et des troupes de cavaliers3.
Obélisque du Panthéon (1711) (de Rainsès II).
L'obélisque du Panthéon, qui mesure 6 mètres environ de hauteur, provenait probablement d'Héliopolis; il ornait à Rome, comme il a été dit, l'entrée du temple d'Isis; ce fut à la fin du XIVe siècle qu'on le retrouva, sans doute au cours de travaux accomplis dans l'église de la Minerve ; Pogge en fait mention, du moins son texte assez vague permet de le supposer 4 ; au xvie siècle, il se dressait devant la petite église San Macuto, située sur la place Sant' Ignazio et qui existe encore mais transformée 5. Mercati avait conseillé à Sixte V de l'employer, mais le pape écarta ce projet. Clément XI trouva, en 171 1, que cet obélisque était trop beau pour le coin obscur où il se trouvait relégué, et le fit placer au milieu de la fontaine située devant le Panthéon 6.
Obélisque du Quirinal (1786).
L'obélisque du Quirinal provient du mausolée d'Auguste, comme celui de Sainte- Marie-Majeure. On en connaissait l'existence depuis le commencement du xvie siècle. Lucio Mauro et Aldroandi l'avaient vu en même temps que son jumeau 7 ; ils étaient alors couverts l'un et l'autre en partie de terre, mais, tandis que celui de Sainte-Marie- Majeure put être dégagé assez facilement au temps de Sixte V, l'autre se trouva bientôt pris sous les constructions de l'hôpital San Rocco et, pendant plus de deux cents ans, il n'en fut plus question. On ne songea à l'utiliser qu'en 1781 ; le 27 octobre, le pape Pie VI se rendit dans la ruelle qui conduisait aux Otto Cantoni et on lui montra, à l'angle de l'hôpital San Rocco, les fragments de l'obélisque et le piédestal ; deux gros murs avaient été bâtis par-dessus 8. Le 13 avril 1782, un des fragments fut extrait et amené au niveau du sol, grâce à une machine de l'invention de l'architecte Giovanni An-
1. Otto Richter, Topog. der Stadt Rom, p. 254. Antoine avec les additions de Ferrucci, Venise, 1588, liv. IV, p. 141. Nibby, Rome, Rome, 1826, p. 26. Canina, Roma anlica, p. 283. Piazza, Emerologio, Rome, 1713, p. 495- G. B. Falda, Le Chiesc
2. De Faleris, II Piedestallo délia colonna Antonina, Rome, di Roma, Rome, 1667, liv. III, pi. 19-20. Cf. Représentation de 1846. Fr. de' Ficoroni, Le Vesligia di Roma antica, Rome, 1744, Rome de Bufalini (1551) publiée par le P. Ehrle.