SAINT-PIERRE, EGLISE PAROISSIALE
l52 LES MONUMENTS DE TOULOUSE.
la nef, plusieurs toiles provenant des églises supprimées el prêtées par la ville lors du rétablissement du culte : Jésus apparaissant à sa mère, par Ambroise Frédeau ; Hérode ordonnant de revêtir Jésus d'une robe blanche, par Colombe du Lvs ; Saint François de Paule guérissant un possédé, par François Fayet ; Saint Pierre baptisant le centenier, par Corneille Michel ; Saint Jean-Baptiste, par le chevalier Rivalz; L'Adoration des bergers, par Faure.
Mais les archéologues remarqueront surtout les deux grilles du treizième siècle clôturant les deux premières chapelles d'entrée, composées de brindilles enroulées entre les montants.
M. Tabbé Auriol, qui les a signalées et dessinées, a publié aussi une étude avec photographie sur une Pietà du quinzième siècle conservée dans le narthex de l'église.
La sacristie, ancienne salle capitulaire, est ornée d'élégantes boiseries, mais plus encore la chapelle de la Sainte-Croix ouverte à l'est, au fond du choeur des moines. Au-dessus de l'autel, le Christ en croix est entouré par les anges portant les attributs de la Passion et, sur les murs des trois côtés, des anges angoissés croisent leurs bras entre des panneaux à riche encadrement. L'exécution large et sûre de ces figures et de l'ornementation décorative constitue un bel ensemble de sculpture sur bois du milieu du dix-septième siècle.
La porle aux balustres de bois et aux volets sur lesquels sont sculptés les bustes du Christ, de la Vierge et de plusieurs saints complète le riche et artistique décor.
Lorsque la Révolution eut supprimé dans le vaste quartier les ég'lises conventuelles des Dominicains, des Cordeliers, des Capucins et des Chartreux, d'autres encore, la grande église des Dominicains fut érigée d'abord en église paroissiale; mais, dès le mois de mai 1792, ce titre fut donné à l'église des Chartreux sous le vocable de Saint-Pierre.
Bientôt éclata la guerre avec l'Espag-ne. Le parc d'artillerie de l'armée des Pyrénées fut établi dans l'enclos des Chartreux devenu depuis l'arsenal. Quelques-unes des cellules, asiles de recueille-