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pas moins taillée et polie avec une dextérité qui fait honneur à sa science du métier. L'ensemble y pêche par un peu de lourdeur, mais le détail est excellent, et la justesse du mouvement, la précision du modelé, l'exactitude des proportions bravent la critique. La tête déroute d'abord par son étrangeté. L'artiste s'est inspiré, en ce qui concerne le type et l'agencement de la coiffure, des monuments d'Amenemhat III qu'il voyait autour de lui, ou plutôt il a copié l'un d'eux purement et simplement. Il a reproduit les traits sévères, la bouche dure, les pommettes saillantes, la chevelure longue et la barbe en éventail de son modèle, mais il n'a pas su s'approprier le faire large et puissant des artistes d'autrefois : sa touche a quelque chose de sec et de gauche qu'on n'observe jamais au même degré sous la XII^ dynastie. »
La même opinion reparaît dans la seconde édition deV Archéologie égyptienne de Maspero, qui attribue sphinx et porteurs à une même école tanite, dont les traditions se seraient conservées depuis la XIP dynastie jusqu'à la XXI^ i. Je me demande cependant s'il ne subsiste aucune hésitation dans l'esprit du savant directeur général du Service des Antiquités de l'Egypte, en constatant qu'au musée du Caire les porteurs d'offrandes n'ont pas été séparés des sphinx. L'édition de 1912 du Guide, en annonçant que des fragments d'un second groupe ont été rapportés de Tanis, ajoute : « A la XXI^ dynastie, le roi Psioukhanou a fait graver ses cartouches sur ces monuments 2. »
L'histoire d'Ed, Meyer admet, sans aucun doute, le rapprochement tenté par Golenischeff ^.
Fr. von Bissing ne pouvait manquer de faire une place importante à ces monuments dans son grand ouvrage sur la Sculpture égyptienne. Les planches 25 et 26 donnent la tête d'un des sphinx, la planche 30 reproduit le buste trouvé au Fayoum et, enfin, la planche 56 deux aspects du groupe de porteurs d'offrandes^. Des notices substantielles sont destinées à relever toutes les particularités de style des monuments que l'auteur compare longuement à d'autres sculptures ; il cherche à préciser la date exacte, mais sans donner la conviction qu'il soit absolument fixé sur la solution définitive qu'il convient d'accepter.
A propos du sphinx, il marque ce qui le sépare des autres sphinx des époques postérieures et il écrit : « Il se rapproche très fort du lion (ou peut-être est-ce un sphinx?) avec le nom de Phiops (Pepi de la VI^ dynastie) dont les restes sont au Caire : le traitement de la musculature des pattes, comme aussi les griffes
1. G. Maspero, Archéologie égyptienne, 2^ édition, 1907, p. 22. Voir i''^ édition, p. 217.
2. G. Maspero, Guide du visiteur au Musée du Caire, 2^ édition. Le Caire, 1912, pp. 143-144.
3. Ed. Meyer, Geschischte des Altertums, 2^ édition, t. I, 2, 1909, pp. 269-270.
4. F. VON Bissing, Denkmâler àgyptischer Sculptur. Munich, Bruckmann, 1911,
pointues, sont identiques de part et d'autre. L'attitude est celle qui était en usage aux temps anciens, comme nous l'ont appris les découvertes des anciennes tombes royales... Si on le compare avec les sphinx ordinaires, le sphinx de Tanis nous apparaît comme plus bestial, plus sauvage, et le visage lui-même participe de ce sentiment sans cependant que les formes aient cessé d'être nobles... Ce sont les formes des âges reculés qui nous frappent dans cette œuvre particulière. » Von Bissing se demande même si vraiment c'est à Amenemhat III qu'il convient de les attribuer plutôt qu'à l'un de ses successeurs, et il ajoute un compliment au bon goût des rois Hycsos et du souverain de la XXI^ dynastie qui ont précisément usurpé ces œuvres « non égyptiennes » (unâgyptisch) .
Revenant sur la question, à propos d'une tête du musée de Copenhague (pi. 26a), von Bissing abandonne cette fois l'attribution des sphinx à Amenemhat III : « Une conclusion qui résulte de cet essai de distinguer quelles sont les têtes qui appartiennent à Sésostris III et celles qui sont à Amenemhat III et à ses successeurs, est que les soi-disant sphinx Hycsos appartiennent à Sésostris III. » Cette appréciation se base principalement sur l'examen des sculptures du moyen empire, découvertes par Legrain, à Kamak i, qui montrent qu'Amenemhat III, dans toutes les statues qui peuvent lui être attribuées avec certitude, se présente à nous sous des traits plutôt mous, contrastant avec l'expression énergique des têtes de Sésostris III.
On trouve aussi dans la notice de la planche 30, dans une note, l'indication d'une opinion nouvelle soutenue par Ed. Meyer, opinion que von Bissing déclare dénuée de tout fondement, et d'après laquelle les soi-disant sculptures Hycsos devraient être attribuées aux rois des dynasties héracléopolitaines (IXeet Xe dynasties).
A propos du torse découvert au Fayoum, von Bissing afhrme qu'il considère ce monument comme étroitement apparenté aux sphinx; il attire cependant l'attention sur un rapprochement curieux que l'on peut faire entre quelques détails de la sculpture et des représentations de l'Egypte archaïque; j'aurai l'occasion d'y revenir.
Quant au groupe des porteurs d'offrandes, on a véritablement l'impression que von Bissing n'est pas parvenu à se faire une conviction bien profonde, et il s'exprime, dans les dernières lignes de sa notice, en ces termes : « Tout bien considéré, il n'existe jusqu'à présent aucun caractère définitif permettant de dater cette œuvre. » Ce peut être une œuvre locale de la XII^-XIII^ dynastie qui se rattache à la lignée des sphinx. Ou bien, si l'on en croit l'inscription,
I. G. Legrain, Statues et statuettes de rois et de particuliers (Catalogue général du musée du Céiire, t. I, passim.
l'œuvre devrait sa création à un sculpteur de la fin du nouvel empire, travaillant sous l'impression des sphinx; mais comme on ne connaît aucune grande sculpture contemporaine, la comparaison n'est pas possible.
J'arrive, à peu près, à la fin de cette fastidieuse énumération des opinions diverses.
Dans son ouvrage sur les Arts et Métiers de l'ancienne Egypte, Flinders Pétrie ^ exprime une opinion voisine de celle que von Bissing attribuait au professeur Ed. Meyer : « La face, très musclée et profondément creusée, est caractérisée par des lèvres fortes à la courbe énergique, par un grand nez, pas trop proéminent, mais large. Tous ces traits sont beaucoup plus accentués que dans n'importe quelle statue de roi égyptien, dont le nom est connu. On peut relever cependant quelques similitudes avec le type de Senusert III et Amenemhat III, quoique moins énergiques et plus conventionnels. Il est probable que le t5rpe primitif de la race représentée par la figure 34 (sphinx) a contribué à former celui des figures 33 (Senusert III) et 35 (Amenemhat III), mais il est impossible d'y voir une race unique. Nous admettons que le personnage de la figure 34 appartient à un peuple envahisseur venu de Syrie pendant la période de décadence de l'ancien empire, entre les VII^ et X® dynasties; mais il est inutile de chercher à préciser davantage, aussi longtemps qu'on n'aura pas découvert une statue dont on connaisse exactement le personnage qu'elle représente. »
Enfin, voici l'opinion émise par M. Maspero, lors de la publication récente de son Egypte, dans la collection Ars una ^ : « Amenemhat III est d'ailleurs l'auteur incontestable de ces sphinx deTanis que Mariette attribua, par erreur, à des pharaons Hycsos. On comprend, à les voir, qu'il se soit senti désorienté et qu'il ne se soit pas résigné à leur attribuer une origine égjrptienne. L'énergie surabonde dans ces corps de lions nerveux, robustes, ramassés sur eux-mêmes plus que celui des sphinx ordinaires. La face est osseuse, le nez aquilin et la narine écrasée légèrement; la lèvre inférieure avance, l'oreille d'un taureau pointe hors de la crinière de lion qui encadre le visage et qui habille les épaules et la nuque. La facture est celle des Thébains, et c'est de Thèbes, en effet, que je crois dérivée cette école tanite; mais on y sent une inspiration indisciplinée encore et presque barbare. Les populations à peine civilisées des marais orientaux du Delta imposèrent aux conceptions de leurs maîtres un caractère de brutalité qui leur est particulier. »
Cette revue des opinions des divers égj^tologues au sujet des monuments
1. W. M. Flinders Pétrie, Les Arts et Métiers de l'ancienne Egypte, édition française. Bruxelles, Vromant, 191 2, pp. 49-50-
2, G. Maspero, Egypte (Ars Una). Paris, Hachette, 1912, p. 123,
du groupe étudié ici n'aura pas été inutile, je pense; elle aura montré combien les avis se trouvent partagés. L'unanimité est loin d'être faite sur tous les points; il en est un cependant qui n'est mis en question par personne : c'est l'étrangeté même de ces sculptures que l'on cherche, en vain, de rapprocher
Fig. 6. — Musée du Caire. Statue du roi Chéphren. (Photographie Brugsch- pacha.)
d'autres monuments dont la date soit incontestable. C'est cette étrangeté qui a fait naître successivement tous les essais d'explication. Je les résume rapidement pour les apprécier mieux dans leur marche générale.
Mariette croit que les monuments sont Hycsos à cause du nom gravé sur plusieurs d'entre eux ; et ce nom d' Apepi explique bien l'étrangeté des types, puisqu'il s'agit, en ce cas, d'envahisseurs étrangers.
De Rougé reconnaît que le nom est une surcharge, mais il maintient cependant que les monuments reproduisent les traits des Hycsos.
M. Maspero parle d'une école particulière dont ils seraient les manifestations non équivoques : c'est une école tanite qui se rattache aux traditions de l'ancien empire et qui fleurit surtout au moyen empire : les sphinx seraient d'Amenemhat III et les porteurs d'offrandes nous montreraient la persistance de l'école jusqu'à la fin du nouvel empire.
Cette école serait, d'après la dernière opinion de M. Maspero, dérivée de Thèbes.
M. von Bissing hésite, et, tout en restant persuadé que les sphinx datent du moyen empire, il abandonne la comparaison présentée tout d'abord par Golenischeff et d'après laquelle Amenemhat III serait l'auteur des sphinx; il pense plutôt à Osortasen III.
Enfin Pétrie et Edouard Meyer voudraient faire remonter encore un peu la date de ces monuments et la placer dans la période intermédiaire entre l'ancien et le moyen empire. On est parti d'une période dont on ne savait rien au point de vue artistique, la période des Hycsos, pour aboutir à une autre dont on ne sait absolument rien. C'est là, me paraît-il, un aveu précieux, que l'on n'a point réussi à classer sûrement les monuments du groupe de Tanis à aucune des périodes dont le développement artistique est connu avec plus ou moins de sûreté dans ses lignes générales. J'ai parfois parlé, dans mes cours, de « chambres de débarras » de l'archéologie, où l'on met les œuvres qu'on ne peut dater
Fig. 7. — Musée du Caire. Statue n° i. (D'après Maspero, Musée Égyptien.)
avec certitude : je me permets d'employer ici la même expression et de dire qu'on a transporté les monuments de Tanis d'une chambre de débarras dans l'autre, sans réussir encore à leur découvrir une place définitive.
De toutes façons, il y a une chose que l'on n'explique pas si les monuments se placent entre l'ancien empire et la fin du nouvel empire : les monuments du groupe de Tanis ont été sculptés en dépit de toutes les traditions admises et en déformation formelle des tvpes les plus fixes de la statuaire égyptienne. On connaît des sphinx depuis l'ancien empire jusqu'à l'époque romaine : y en a-t-il qui puissent être comparés aux sphinx de Tanis? On possède des centaines, j'allais dire des milliers de statues royales, depuis la IV^ dynastie jusqu'à la fin de la civilisation égyptienne : y en a-t-il une seule qui nous montre un type de coiffure ou de barbe semblable à celui qui caractérise les porteurs, le buste du Fayoum ou le buste Ludovisi? Il faudrait admettre qu'un roi aurait délibérément abandonné les formes conventionnelles, pour créer des types nouveaux,
et que cette tentative \\'î'\m\^ n'aurait pas eu de len-
demain. Ou, si l'on veut distinguer les porteurs, des sphinx, on devrait admettre qu'un autre roi, bien des siècles plus tard, aurait encore une fois repris le type nouveau et qu'il aurait été seul à agir de la sorte !
Plusieurs auteurs ont certainement senti la difficulté lorsqu'ils ont invoqué des traditions archaïques qui auraient guidé les auteurs des monuments de Tanis, mais il me semble qu'ils ont parlé a priori des monuments archaïques dont nous aurions ainsi le reflet : « Ce sont là les formes d'une haute antiquité, » écrit von Bissing ; « les monuments de l'époque memphite leur fournirent tous les modèles qu'ils pouvaient souhaiter, » déclare M. Maspero; « l'art est encore celui de l'ancien empire égyptien, » disait E. de Rougé.
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Fig. 8.
TÊTE SUR IVOIRE, DÉCOUVERTE A HiÉRACONPOLIS.
(D'après Quibell.)
Pourquoi ne pas insister sur cette idée et rechercher dans quelle relation les monuments de Tanis se trouvent par rapport aux statues de l'ancien empire?
La comparaison est rendue d'autant plus aisée que les fouilles des dernières années ont accru, dans des proportions considérables, le nombre des statues royales de l'époque memphite.
Il y a quelques années, le fameux Chéphren en diorite du Caire, trouvé par Mariette à Gizeh (fig. 6), était à peu près un monument unique, et la perfection du travail qu'il révélait était telle que certains archéologues avaient douté qu'il pût appartenir réellement à la
IV® dynastie. On préférait y reconnaître la copie d'un original ancien, exécutée très librement sous une des dynasties saïtes i. Les autres statues et les fragments de provenances diverses étaient classés de même que le Chéphren, et la démonstration était conduite avec une rigueur scientifique suffisante pour emporter les convictions de plusieurs. Il fallut les découvertes successives d'Abou Roasch et de Gizeh pour dissiper cette erreur et convaincre tout le monde que nous avions, vraiment, les statues originales sculptées pour les besoins du culte funéraire des grands rois de la IV^ dynastie.
Est-il nécessaire d'insister sur la perfection de ces œuvres magistrales où l'on ne sait ce qu'il faut le plus admirer, la conception grandiose de l'ensemble ou la perfection du travail qui montre le sculpteur maître des matières les plus ingrates, vainqueur des roches les plus dures qu'il assouplit à son gré? Les divers aspects du Chéphren en diorite sont universellement connus; les statues des Mycerinus découvertes par Reisner ne tarderont pas à acquérir une gloire presque égale.
Ce qui frappe certainement, lorsqu'on examine de près toute la série, c'est
Statuette de la collection Mac Gregor.
(D'après Naville.)
I. Voir G. Maspero, Essais sur l'Art égyptien. Paris, Guilmoto, 191 2, p. 22.
de constater combien peu l'on relève des traces de véritable archaïsme dans ces statues et dans ces groupes. Nestor L'Hote ne serait nullement tenté de modifier sa formule : « Plus on remonte dans l'antiquité vers les origines de l'art égyptien, et plus les produits de cet art sont parfaits, comme si le génie de ce peuple, à l'inverse de celui des autres, se fût formé tout à coup ^. »
En analysant les détails, on s'aperçoit certes qu'il y a des traits qui se sont modifiés plus tard dans les vêtements, les coiffures par exemple, mais l'ensemble ne subira plus de grands changements au cours des âges : la tradition est désormais fixée.
Veut-on placer le groupe des monuments de Tanis immédiatement après les œuvres memphites, comme le veulent Pétrie et Meyer, la même objection faite tout à l'heure se présentera de nouveau. Le roi qui les fit sculpter a rompu avec les traditions immuables, il a fait un véritable retour vers l'archaïsme.
Ne pourrait-on essayer plutôt de placer les monuments en question avant la IV^ dynastie? Y aurait-il une véritable impossibilité, à première vue, à prétendre que tout le groupe présente des caractères d'archaïsme assez nombreux pour qu'on puisse croire qu'une œuvre, telle queleChéphrenendiorite, apparaît comme le perfectionnement et l'assagissement des qualités rares que l'on relève dans les monuments de Tanis?
Telle est la question que je me suis posée au mois d'octobre de l'année passée, en présence du buste Ludovisi, que je voyais pour la première fois. J'ai eu l'impression,
Fig. lo. — Rome. Musée des Thermes. . .
T^^o^ T.,^^,,Tox subite et irraisonnée.
Torse Ludovisi. '
(D'après une photographie communiquée par M Paribeni.) Q aVOir devant ICS yeUX
I. Voir mes Débuis de l'Art en Egypte. Bruxelles, Vromant, 1904, p. 3.
un monument archaïque, c'est-à-dire antérieur à la IV^ dynastie memphite. J'ai cherché, depuis, à trouver un point d'appui à cette hypothèse qui entraînait comme conséquence, me semblait -il, la nécessité de reporter à la même époque tout le groupe des sculptu res de ce genre. Est-il possible, en d'autres termes, de relever, dans les monuments archaïques de l'Egypte, des éléments suffisants pour démontrer que les soi-disant Hycsos ont droit d'être rattachés à cette série ?
Plusieurs détails méritent d'être étudiés sur le buste Ludovisi et, tout d'abord, l'étrange coiffure. Que l'on remarque, en premier lieu, les petites mèches qui couvrent le front ; elles se retrouvent, d'une manière absolument identique, sur la statue n^ i du musée du Caire ^ qui porte, sur le dos, le nom de trois rois de la IP dynastie (fig. 7) ; c'est la même coiffure encore que l'on relève sur la statue archaïque du musée de Naples ^ et sur un fragment des Musées Royaux du Cinquantenaire, à Bruxelles ^. Quant aux grandes boucles qui encadrent la figure et se répandent sur les épaules, le groupe des porteurs et le buste du Fayoum nous permettront de les examiner de près et d'instituer quelques comparaisons. La barbe a une forme tout à fait particulière; elle part du niveau des cheveux, couvre largement tout le maxillaire inférieur et se répand, sur la poitrine, en une série de lignes d'ondulations. La coupe inférieure est régulière, à peu près en forme de demi-circonférence. Cette barbe
1. Voir mes Débuts de l'Art en Egypte, ûg. i8o. Bruxelles, Vromant, 1904.
2. Voir mon Recueil de Monuments, 2^ série. Bruxelles, Vromant, pi. 51.
3. Jean Capart, Une Donation d'antiquités égyptiennes aux Musées Royaux de Bruxelles. Bruxelles, Vromant, 1911, fig. I et p. 13.
Fig. II.
Musée du Caire. Groupe découvert a Tanis. (Photographie Brugsch-pacha.)
nous est connue par une série de documents archaïques, les ivoires d'Hiéraconpolis (fig. 8) et la statuette de la collection Mac Gregor i (fig. 9). J'avais cru autrefois que les cheveux et la barbe de cette dernière statuette nous apparaissaient comme enveloppés dans une sorte de gaine ou de sac.Naville suggérait plutôt « une représentation conventionnelle ou enfantine de la chevelure». Je serais tenté de croire maintenant que les détails étaient marqués au moyen de la peinture. Le torse Ludovisi se rapproche donc, par certains points, de sculptures appartenant à la 11^ dynastie vraisemblablement. Je crois pouvoir admettre que l'examen des autres monuments permet d'afftrmer que le buste Ludovisi est certainement le plus archaïque. Le groupe des porteurs d'offrandes s'en rapproche
étroitement. Lenormant remarquait que la matière était la même de part et d'autre, que les proportions coïncidaient, que le point où la cassure s'était produite correspondait à peu près à l'endroit où se plie le coude des porteurs 2. Ne pourrait-on croire que l'on a sous les yeux une partie du second groupe dont on a signalé des fragments au musée du Caire 3? La coiffure, la barbe
Fig. 12.
Petit fragment de palette
AU Louvre (détail).
Fig- 13-
DÉTAIL d'un FRAGMENT DE PALETTE AU LOUVRE.
Fig. 14.
DÉTAIL d'un fragment DE
PALETTE AU LoUVRE.