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MARIAGE

Le mariage est l'union de l'homme et de la femme, le partage entre 'eux de tout ce que comporte la vie, et leur participation commune au droit divin et humain. (Modestin, des Formes du mariage, cité au Digeste, livre xxm, titre n)

Il faut détruire les défauts de sa femme, ou les supporter : en les détruisant, on se donne une compagne plus commode ; en les supportant, on se rend meilleur soi-même. (Yarrox, des Devoirs d'immari, fragment cité par Aulu-Gelle, Nuits attiqv.es, i, 17)

En vérité, la loi est bien dure pour ces pauvres femmes, bien plus rigoureuse pour elles que pour les hommes. Qu'un mari entretienne secrètement une maîtresse : si sa femme vient à l'apprendre, le mari n'est point puni. Mais qu'une femme s'avise de sortir de chez elle sans en rien dire à son mari, le mari a le droit de lui faire un procès; elle est répudiée. Ah! si la loi était la même pour le mari que pour la femme ! Une femme, si elle est honnête, se contente bien d'un mari. Pourquoi un mari ne se contenterait-il pas d'une seule femme? Par Castor, j'en réponds, si l'on punissait un mari infidèle du même châtiment que les femmes qui se conduisent mal et que l'on répudie, il y aurait plus de maris sans femme qu'il n'y a maintenant de femmes sans mari. (Plaute, le Marchand)

Si vous surpreniez votre femme en adultère, vous auriez le droit de la tuer sans aucune forme de procès ; et si vous, vous commettez la faute, elle n'osera vous toucher du bout du doigt ! Ce n'est pas juste. (Caton l'ancien, Fragment cité par Aulu-Gelle)

Il est odieux d'exiger que votre femme soit chaste, et de corrompre celles des autres : il ne nous est pas plus permis d'avoir une maîtresse qu'à elle un amant.

(SÉNÈQUE, Lettrr*\

Une grosse dot, c'est de là qu'aujourd'hui l'Amour décoche ses traits. (Juvénal)

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