‹ Les moralistes latinsChapitre 202 sur 253 · SATIÉTÉ · texte numérisé non relu

SATIÉTÉ

Un père qui aimait extrêmement son fils, le voyant brûler d'une flamme criminelle et dangereuse, et voulant le guérir de cette passion insensée, joignit à l'indulgence paternelle un expédient salutaire. Il le pria de n'aller voir la femme qu'il aimait qu'en sortant des bras de celles dont le facile amour ne lui était pas interdit. Le jeune homme céda à ses prières, et la satiété d'une jouissance permise, amortissant l'ardeur d'une passion fatale, calma, refroidit un amour condamné par la loi , et 1 éteignit insensiblement. (Valère Maxime, vu, 3)

Page 1