‹ Les moralistes latinsChapitre 28 sur 253 · BIENFAISANCE · texte numérisé non relu

BIENFAISANCE

Le bien qu'on fait aux honnêtes gens est fécond poulie bienfaiteur. (Plaute, les Captifs)

Remettre avec bonté dans son chemin le voyageur qui s'égare, c'est allumer son flambeau au nôtre : le nôtre ne nous éclaire pas moins, pour avoir communiqué sa lumière. (Ennius)

S'il est une chose hors de doute, c'est que ce sont les hommes qui peuvent faire aux hommes le plus de mal et le plus de bien ; d'où je conclus que le propre de la vertu est de leur inspirer une affection mutuelle et de les enrôler au service de la vertu. (Cicéron, des Devoirs)

Qu'est-ce que faire du bien? — C'est imiter Dieu.

(PUBLIUS SYRUS

Un service intéressé n'est plus un service ; c'est un prêt à intérêt. (Cicéron, des Biens et des Maux)

La nature nous ordonne d'être utile aux hommes, esclaves ou libres, peu nous importe : partout où il y a un homme, il y a place pour un bienfait. (Sénèque, de la Vie heureuse)

Quand on veut étendre les bienfaits sur beaucoup de monde, il faut se résigner à en perdre beaucoup pour en bien placer un seul. (Attribué à Attius)

Tenir note de ses bienfaits, c'est le fait d'un usurier. (Sénèque, des Bienfaits)

Le mieux est de prévenir les justes demandes qu'on peut nous faire. Un homme de cœur ne demande jamais sans que son front rougisse de confusion ; lui épargner ce tourment , c'est doubler le bienfait. (Le

même)

C'est gâteries plus grands services que de les rendre de l'air dont on les refuserait. (Le même)

L'homme vraiment bienfaisant, c'est celui qui donne sans peine, ne réclame jamais de retour; qui oublie,

mais sincèrement, le service rendu, et, quand on le paye de retour, regarde ce payement comme un bienfait. (Sénèque, des Bienfaits)

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