‹ Les moralistes latinsChapitre 93 sur 253 · A PROPOS DE CEUX QUI FONT LEUR COUR AUX GRANDS · texte numérisé non relu

A PROPOS DE CEUX QUI FONT LEUR COUR AUX GRANDS

En fait de visites, les seules utiles sont celles qu'on fait chez Hénon, chez Pythagore tous les jours, chez Démocrite et les autres maîtres de la morale ; Aristote et Théophraste sont encore de ceux dont l'amitié est bonne à cultiver. Voilà des gens qui ont toujours le temps de vous recevoir, des gens de chez qui l'on sort satisfait et les aimant davantage, des gens qui ne vous laissent jamais aller les mains vides. Nuit et jour, chacun peut les aborder. Jamais aucun d'eux ne menacera votre vie ; tous vous apprendront à mourir. Jamais ils ne vous feront perdre votre temps ; ils vous donneront le leur. Jamais leur conversation n'aura pour vous de périls, jamais leur amitié ne compromettra votre vie, et vous n'aurez point à payer bien cher l'honneur de leur familiarité. (Le même, de la Brièveté de lame)

Prise à trop faible dose, la science dégoûte d'ellemême. (Varron)

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