‹ Les moralistes sous l'empire romain [microform]: philosophes et po ètesChapitre 138 sur 139 · LE SCEPTICISME RELIGIEUX ET PHILOSOPHIQUE · texte numérisé non relu

LE SCEPTICISME RELIGIEUX ET PHILOSOPHIQUE

au service de ce scepticisme futile, mais bientôt on ne se donnera plus la peine d'étudier ce qu'on ne respecte plus. La littérature elle-même périra et sera réduite aux iianaliiés de l'ignorance et aux légèretés du dédain. Ce qui reste de talent est consacré à la satire. Le dernier grand poëte de Rome, Juvénal, le dernier grand écrivain de la Grèce, Lucien, soot é^'alement des satiriques. Le monde ancien n'a plus de génie que pour se condamner ou pour se moquer de lui-même. Celte saiire universelle contre les dieux, les héros, les sages, constate la décadence et la précipite. Car pour les sociétés comme pour les individus, le dernier degré de la chute est le mépris de soi-même. Bientôt une nouvelle lumière attirera ces esprits désabusés et le christianisme n'aura plus de peine à recueillir ce monde qui défaille et s'abandonne.

TABLE DES MATIÈIIES.

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