‹ Les moralistes sous l'empire romain [microform]: philosophes et po ètesChapitre 22 sur 139 · Fragment d'un serm. sur la Nativité · texte numérisé non relu

Fragment d'un serm. sur la Nativité

4. Parem te deo pecunia non faciet, deus nihilhabet : praetexta non faciet; deus nudus est. LcUre XXXL

o. Bossuet, Serm. sur la S'atiiité.

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LA MORALE PRATIQUE

nous, il voit nos plus secrètes pensées*. Il nous traite comme nous le traitons. Sans lui on ne peut arriver k la vertu, ni surmonter la fortune. G*est lui qui nous envoie les bonnes résolutions, qui nous garde, noii« soutient, et quelquefois nous ahandonne. Il n'est pas d'honnête homme sans le secours de Dieu. On voit que iSénèquft a presque rencontré la grâce chrétienne Dieu nous donne la main pour nous élever; b en plus, il descend jusqu'à nous'; ou, pour résumer les idées du philosophe, disons avec le docteur chrétien : Encore que Dieu soit éloigné de nous par ses divins attributs, il descend quand il lui plaît par sa bontés ou plutôt il nous

élève *.

Sur la prière, le langage du philosophe est encore celui d'un chrétien*. Il ne laut pas adorer Dieu de la posture du corps et du mouvement des lèvres^ ; on doit prier Dieu en esprit et avec confiance, et ne lui demander quj la santé de 1 ame et puis celle du corps* : Viens demandera Dieu la conversion de ton cœur, expose-lui toutefois avec confiance tes nécessités même corporelles^ . Ces paroles de Bussuet sont aussi de Sénèque. Enlin, le philosophe fait nue vive sortie contre ceux qui adressent à

1. Pro; e est a te deus, lecum est, intus est.... hic prout a nobis traclatus est, ita nos ipse tractat. Bonus vir sine deo nemo est. Lettre XLI.

*2. Nihil deo clusum est : inti rest aaimis nostris et cogitationibus mediis iiiiervenit. Lettre LXXXIU.

beus ad houiines venii, iiuo quod propius est, in homines venit. Nulla sine deo mens boua est. Lettre LXXill.

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