‹ Les moralistes sous l'empire romain [microform]: philosophes et po ètesChapitre 84 sur 139 · PhilostralC · texte numérisé non relu

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réveilla l'attention de l'inoocent dormeur par un majestueux soufflet'.

Cumment n'auraient-ils point perdu l'esprit, ces enfants gâtés de la mode et ces favoris de la popularité, quand ils voyaient accourir au-devant d'eux la foulo ignorante et lettrée, quand les princes leur envoyaient de l'argent, des esclaves, des chevaux; lorsque, dans quelque désastre puidic, les villes les choisi.^saient comme ambassadeurs pour défendre leurs intérêts* quand ils savaient que des rois indiens écrivaient des extrémiiés du monde à un roi d'Occident pour le prier de leur faire cadeau d'un sophiste»; quand des règlements et des lois leur conféraient des prérogatives et des immunités ; quand de pieux adiuirateurs de l'art oratoire leur offraient parfois des libations comme à des dieux ; quand enfin on élevait à l'un d'eux une statue colossale avec celte mscripiion : Rome, reine du monde, au roi de UloqmnccK Ils étaient à la fois étourdis et eniv.-és par la fumée de la gloire et celle de la richesse Dans leur •naison, en voyage, ils étalaient un faste royal. Polémon ne sortait que sur un char magnifique attelé de chevaux phrygiens ou gaulois, suivi d'une troupe de valets et d'une meute de chiens; et quand Adrien allait déclamer, sesaudiieurs admiraient d'abord le frein d'argent de ses coursiers et les pierres précieuses qui couvraient l'orateur.

Nous ne disoos rien de leurs mœurs, on peut les deviner. Le cœur est trop près de Tintelligence pour que la corruption de l'une ne passe point à l'autre- il n était point possible de se livrer tout entier à ces jeux

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