‹ Les moralistes sous l'empire romain; philosophes et poètesChapitre 130 sur 143 · V, 8; IV, 117; XIV, 3Û1; VI · texte numérisé non relu

V, 8; IV, 117; XIV, 3Û1; VI

S.'IKoei« viz P0948 qiram multi talhi plorent. XFV, 160.

IJl SCM2IÉTÉ ROMAINE. 333

aatiirefi où le poète né songe pas k^ peindre le paapÀrisi&ie Tomam^ on rencontre bien dos détails particuliers sur les causes de ruine si nombreuses à Rome oh tout était poussé à l'extrême. On y est écrasé par les néces<sités du luxe : « Tous nous vivons ici dans une pauvreté ambitieuse,

Hic vivimus ambHiosa Paupertalie omnes *.

Chacun s'habille comme le riche; an emprunte de l'argent pour faire figure, et Ton sait à Borne où mènent les dettes et l'usure. La plébéienne pauvre imite la matrone qui se fait porter sur les épaules des esclaves syriens. £lle aussi veut paraître aux jeus en grand appareil. Elle louera des habits, des coussins, une Utière^ un cortège : « Les femmes n'ont plus aujpurd'hui la pudeur de la pauvreté. »

Nnlla pudorem Paupertatis habet*.

L'ostenlatîan d'un luxe insensé r^v^rso'les pluis grandes fortunes. On dévore sans souci son patrimoine, revenus, argent massif, troupeaiox, domaines ; on est fofcé de vendre son anneau de chevalier, et c Pollion mendie le doigt nu'. » Qu'est-il besoin de relever ici, d'après Juvénal, toutes les causes particulières ou générales de cette pauvreté qui offrait à Rome de si tristes et de si honteux spectacles ? Pour soupçonner et reconnaître IMtendue et la profondeur du nûd, il suffit de se rappel Wy. dans presque tous les écrivains de l'empire, et surtout

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