‹ Les moralistes sous l'empire romain; philosophes et poètesChapitre 139 sur 143 · La mort de TérégHnus · texte numérisé non relu

La mort de TérégHnus

ST PHILOSQPHIQUS. S71

bMja. Les pbilosopkes cyniques qui lui font cortège ooketteot le feu au bûcher, heureux ^ fiers de consommear an sacrifice sublime, qui doit être un éterùel hoxuieur pour la secte. < Péré§^uus ayant déposé sa besace, sa ismeuse massue d'Hercule, son manteau, est là devant nous en chemise, et quelle chemise 1 II demande de ren^ cens pour le jeter dans le feu; on lui en donne; il le jette et s'écrie en se tournant vers le midi (car le midi joue aussi un rôle daus cette tragédie) : « Mânes de mon « père et de ma mère, recevez-moi avec bonté I » Cela dit, il s'élance dans le brasier et disparaît dans Vimr mense flamme qui s'élève *. :» Lucien n'est pas le moins du monde ému et garde le plus cruel aang-&oid. Eki revenant d'Olympie, il s*amuse le long de la route i mystifier les gens attardés, en leur racontant qu'au ^o^ ment où Pérégrinus se prédpiiait dans le feu, il y avaii; iu un tremblement de terre, et qu'un vautour s'était échappé de la flamme en criant d'une voix humaine : « J'abandonne la terre et je monte vers l'Olympe. » Il n'est pas nécessaire de montrer quels furent les senti ments du satirique incrédule assistant, par hasard, au suprême effort du charlatanisme philosophique. Par une de ces rencontres heureuses, qui ne sont pas rares daiis l'histoire de la Grrèce oîi souvent les extrêmes se toor chent, la fortune, en rapprochant Lucien de Pérégrinus, donnait pour témoin à la plus héroïque imposture de l'antiquité le bon sens le moins capable de se laisser duper, etf par une sorte de juste châtiment, ne réservait ainsi à la vanité, s'immolant pour la gloire, que la seule immortalité du ridicule.

.11 faudrait multiplier beaucoup ces scènes de mœurs ai l'on voulait signaler toutes les aberrations et les ma«-

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