‹ Les moralistes sous l'empire romain; philosophes et poètesChapitre 38 sur 143 · Fanégyr. dé ftitnl François de Sales · texte numérisé non relu

Fanégyr. dé ftitnl François de Sales

B2 LA MORALE PjaATIQUE

pasy il raille; c'est un la Bruyère et non pas un Fénelon; et, quand il cherche à guérir ces plaies morales, il aime mieux employer le fer de la satire que le baume de la charité. Constatons, à l'honneur de la direction chrétienne, cette différence capitale, et puisque nous ayons eu l'occasion de citer souvent Bossuet à la gloire de Sénëque, empruntons encore, pour être juste et mettre le philosophe à sa place véritable, ces paroles du ^rand docteur parlant des pharisiens : « Ce n'était pas la compassion de notre commune faiblesse qui leur faisait reprendre les péchés des hommes; ils se tiraient hQrs du pair; et, comme s'ils eussent été les seuls impeccables, ils parlaient toujours dédaigneusement des pécheurs \ » Dur reproche que Sénèque, sans doute, ne mérite pas toi^jours, mais auquel il s'expose souvent par sa jactance stoïque, sa dureté romaine et son mépris fastueux pour la multitude et l'humaine faiblesse.

BossuQti dans ses sermons, fait quelquefois des allumons dirçQtes à Sénèque, et n*en parie jamais qu'avec. uuQ in^p^tience hautaine. On dirait qu'il a redouté pour -■ ses contemporains le prestige de cette doctrine en apparence si voisine du christianisme, et qu'il s'est fait un. devoir de l'aocabler en toute rencontre. Pour nous, au risque de paraître abandonner un moment le philosophe k la sévérité de ces condamnations, souvent. tcop.rigou-.reusQs, nous devons citer ici quelques-uns de ces jug^n^ maints, ^ne fût-ce que pour faire unorsorte de réparatioai ait grand évêque, que, par une licence qui l'eût choqué^, nQHB..av.ons si souvent rapproché de Sénèque, et que.. nQus. avons rendu comnae. malgré .lui le complice .de nos^.a.dmri8ttiQn8 profane». Ne l'entendonsTUons pas qni.pfor 4e8tfi.PQntod^otrdentreipri3etet.sQ,rév.o]jieiL^vancajSQntra.:

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