Petite bine, juvenesque senesque
Finem animo certum miserisque viatica canis. V^ 65.
lU UN POËTK STOÏCIEN.
damwi Ift soin da s'en occuper. Gommt les sermonaaires. cIurétieBB qai peêclieat contre l'impénitence finale , il blÂm» eeits éternelle attente et cette légèreté qui font toujours ajourner les bonnes résolutions. « Demain je m'y mettrai, dites-vous? — Demadn ce sera comme aujourd'àuL — £st-CB trop demander? vous m'accorderez bies un jour, un seul? -^ Mais ce jour, quand il sera venu, ce Imuiemain sera perdu à son tour» Ainsi de jour en jour vos années s'écoulent, et vous avez toujours devait vous un lendemain. Yous courez après vous-même, comme la secoode roue d'un char court après la première sans l'atteindre jamais*. » Que faut-il dono faire? Dé«> pouiller le vieil homme, pelliculam veterem. N'allez pas croise qu'il suffise^ pour acquérir la libeirté intérieure^ de refuser une fois par hasard l'obéissance à ses passions et de dire : J'ai brisé mes fer&I Non, vos fers ne sont pas brisés^ « Le chien qui lutte et se tourmente finit par rompire une maille et par s'échapper; mais il traîne apcès lui dans sa fuite un long bout da sa chaîne^. » .Ailleurs, dans une vive apostrophe à la jeunesse romaine, il résume les plus grands principes du stokisme en quelr ques vers remarquables que saint Augustin admire et transcrit conune un abrégé de la morale'. Les Pères de l'Église latine ont beaucoup lu Perse, ils le citent volon* tiers, et quelquefois^ sans le citer, Us se servent de ses expressions y le poète ayant résumé avec bonheur les noAsimes du Portique qui pfkraissaient avoir plus d'un, riçport avec les principes moraux du christianisme. Dans les premiers temps de l'Église, les écrivains ecclésiastiques ne dédaignaient point la philosophie; ils sb