‹ Les moralistes sous l'empire romain; philosophes et poètesChapitre 7 sur 143 · GicèroD, Fro Archia · texte numérisé non relu

GicèroD, Fro Archia

DANS LES LSirBOB IW sanblsont sut dinKtann de eonscinae, ipà, m £>a^^e ùèele, ^UinU attachés aux graudee maÎBttns, .^

pour guider la ianiUe dans le dwmin lâe i& ^srfectioa *';

rd^Mcoee, La ccaraption et lœ dtestraE de l'empin \

leur donaërfiat eocore pins d'aatorité. Toatas les Mies :

âmes, dégoûtées de la politûfoe, cbercbàmt un ref^ dans la philoEophie, où elles protestaioDt ea dlenoe contre les mœurs du siëde et le despotifime impérial. Elles s'y pénétraient de l'esprit da sttHciame, qui est d'apprendre k bian monrir ; et il suffit de parconrir les Annales de Tacite, ce bvre des beanx txépaa, pour se convaiDCre que la philosophie eontenait le conrsge des pins nobles victimes et quelquefois mSme de ces fenunes héroïques qui Tonlaient,«n mourant, s'anoderi la gloire de leurs époux.

On vit de ces atoTciens, an milieu des gnenes àvilBS qni déchiraient l'empire, se domor à <ein-n4mn use mission paci^qae, conrir dans les camps, todiorter la soldats, . leur prêcher la coneawie. An mcnnent où les légions àe VileUius «t de Vsspaàen allaient en venir anx mains d&ttat Rome, dons une des ph» terribles attentes qni aient iamais consterné nn peo^e, on phî~ losophe, Musonîns Rdfus, ne oomplaBt que sor son -él»qoencB et la renommée de sa Tertn, en sortir ds la ville pour apaiser les àssaillaBls; et, dans la naïveté de son courage, bravaxit las risées et les menaces d'une soldatesque avidfrde sang et de pillage, H m se xetira qu'an moment eh il allait payer de sa vie sa manie iiitrmuicn tive. C'est ainsi qne, o^n^ la mort de Donitian, X)ioB Giufsoetome, pku hesraat qae Baafns, parvint i faÎM ' rentrer dans le devoir Jes légions révoltées -et daniu i rnipire ht AnlouH.

De même dans les afflictions de la vis privée et les iiiaUienn.domeBtii]QeB, le philosophe vient de hii-méme-

offrir des leçons de constance ou des consolations. On peut lire, dans Sénèque et dans Plutarque, quelques-unes de ces lettres destinées à calmer la douleur. Quelquefois on appelle le philosophe, on lui confie ses peines, on lui ouvre son cœur, on remet entre ses mains son âme impatiente ou endolorie. La femme d'Auguste, Livie, ayant perdu son fils Drusus, sur lequel reposaient tant d^espérances, fit venir Âréus, le philosophe de son mari, philosophum viri sui, leur confident à tous deux, et qui « était initié aux plus secrets mouvements de leurs âmes. » Ce confident respecté, on pourrait dire ce confesseur, sut apaiser les premiers transports de la douleur maternelle, et Livie déclarait plus tard que ni le peuple romain, ému de ce malheur public, ni Auguste accablé lui-même par la perte d'un si digne héritier, ni la tendresse du seul fils qui lui restait, ni les condoléances enfin des nations et de sa famille n'avaient autant calmé sa peine que les diiscours du philosophe consolateur ^

Cet exemple qui, d'ailleurs, n'est pas unique, nous parait d'autant plus remarquable qu'il s'agit d'une femme. La philosophie, on le voit, ne se renferme plus dans les écoles, eue entre dans l'usage de la vie ; elle exerce une sorte de ministère qu'on invoque dans les grandes crises. Les heureux du jour, les gens frivoles ne se font pas faute sans doute de railler ces sombres personnages dont la parole austère et le grave maintien sont à leurs yeux comme un reproche et une offense ; mais il viendra un moment où, dans leur vie dissipée, ils appelleront la philosophie à leur secours et se jetteront dans ses bras. Quelque temps après Sénèque, un autre sage le disait avec un air de triomphe : « La plupart

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