LES ADIEUX
Réduction d'une épreuve de U gravure exécntée par De Launay en 1777. (Collection de M. Henry Lacroix.)
LE IlENDi;Z-VOUS rouit MARLY.
Dessin de J. M Moreau le Jeiinr. — Réjiiclioii d'une épreuve de la gravure de Cari Gultenberg.
(Collection de M. Henry I.acroit.)
LA DAME DU PALAIS DE LA REINE. Composition de J, M. Moreau le Jeune. — Réduction d'nne épreuve de la gravure exécutée par Pi A. Martini, en 1777.
(Collection de M. Henry Lacroix.)
Une première série de douze planciies, dessinées par Freudeberg, avait vu le jour en ijjB. Une seconde suite, comprenant vingt-quatre compositions confiées à Moreau et annoncée pour 1775, ne parut que deux ans après.
En 1789 elle fut publiée à nouveau, sous le titre de Monument du costume phj-sique et moral de la Jin du XVIII' siècle, ou Tableaux de vie, accompagnée d'un texte explicatif de Rétif de la Bretonne, ce commentaire devant ajouter au plaisir des yeux l'intérêt d'un récit.
Moreau sut transformer de simples gravures de modes en œuvres d'art exquises, reproduisant avec le tact le plus sûr le ton de la meilleure société au temps de Louis XVI. Freudeberg avait choisi pour thème la vie de plaisir d'une nouvelle mariée. Son successeur prend cette mondaine lorsque la maternité amène pour elle des jours d'épreuve.
La première scène, la Déclaration de la grossesse, est empreinte d'une intimité charmante. La jeune femme en négligé du matin est assise auprès d'un guéridon, discutant les premiers symptômes avec sa mère et le médecin. Par la porte entre-haillée, une curieuse prête à leurs confidences une oreille indiscrète.
Dans les Précautions, l'intéressante personne descend les escaliers au bras de son mari, ce dernier faisant signe à deux laquais d'avancer la chaise à porteurs où madame doit prendre place.
Puis la malade, en robe flottante, allongée sur une chaise de repos, reçoit la visite et les encouragements de dames plus expérimentées: N'aye:{ pas peur, ma bonne amie, lui disent-elles, tandis qu'un petit abbé badine, en taquinant de ses doigts fluets la dentelle de son jabot.
Toujours occupé de l'enfant qui doit naître, le jeune couple examine une layette de garçon, qu'une lingère apporte en un coffret élégant, et le père répond à la prédiction delà marchande : J'en accepte l'heureux augure.
Cet espoir n'est point déçu: pénétrant dans le cabinet de son maître, une soubrette lui jette ce cri : C'est un fils, monsieur. En même temps apparaît sur les bras de sa nourrice le nouveau-né, dormant les poings fermés.
Bientôt après le baptême, au bas du péristvle, un carrosse attend les Petits Parrains, deux enfants en grande toilette qui s'apprêtent à se mettre en route, précédant leur filleul.
La mère apparaît encore dans les Délices de la maternité, mais la mondaine reprend ses droits dans V Accord parfait, dans la Rencontre au bois de Boulogne où nous la retrouvons en amazone, la natte sur le