CHAPITRE X
Les derniers travaux de Moreau le Jeune. — Ses dernières anne'es.
Si Moreau en suivant l'aberration du goût public semble avoir de'laissc sa veine la plus propice, il gardera jusqu'à la fin ses habitudes laborieuses.
En 1791, il commence une suite de I 1 2 dessins destinés au Nouveau Testament et répartis dans cinq volumes; 8 ^compositions sont consacrées aux quatre 8 aux
Evangiles, ; Actes des Apôtres dont il achèvera l'illustration en 1798.
Assurément nul ne semblait moins préparé par ses travaux antérieurs à commenter l'Ecriture sainte. Cependant, bien que l'analyse en puisse souvent paraître faible, et que le geste devienne déclamatoire dans les sujets les plus émouvants, la décadence de l'artiste se dissimule assez habilement sous une convenance parfaite, à défaut d'un sentiment religieux très profond.
Dans un tout autre ordre d'idées, il emprunte au Vert-Vert de Grcsset le prétexte de quatre compositions assez amusantes; à la Psyché de La Fontaine, une série de huit figures où le souvenir de l'art antique semble l'obséder; aux Entretiens de Phocion, traduits par l'abbé Mably,
deux scènes historiques qui lui attirent de grands éloges. « Il semble, a écrit M. Feuillet, à propos de compositions analogues, que l'on pénètre plus avant dans la pensée de Montesquieu, en regardant le magnifique dessin de Régulus qui décore les pages immortelles de la Grandeur
Wï-
' * w-'' "^1 ''--^ii ^•r î'P' '"'
mm rg-%^l\
des Romains; on devine tout l'ouvrage de Juvénal, dans celui où l'artiste le place au milieu des tombeaux qu'il interroge. On croit connaître mieux le peuple romain et les empereurs, en contemplant la mort de Séjan, le célèbre trahitur tinco. »
Tels sont, en effet, avec les deux sujets cxiraitsdes Réflexions morales de l'empereur Marc Antonin, les spécimens les moins contestables de sa
l3o LES ARTISTES CELEBRES
seconde manière. On peut en rapprocher sans trop de désavantage ks
quatre dessins de F Enéide, publiés en 1804.
Entre temps, Moreau avait fait, en 1795, la connaissance de
,%:..â i^' Jèf y^ y-^ ;.''-^-™«^
Renouard, et bientôt il s'établit entre eux une mutuelle sympathie, l'éditeur accueillant avec une faveur marquée les travaux que l'artiste était heureux de lui porter. De cette façon, Moreau illustra à peu près tous nos classiques; parfois il provoque lui-même un fâcheux parallèle
LES MOREAU i3i
en recommençant sans ennui apparent, mais avec une infériorité évidente, des séries naguère traitées.
Cette protection, qui s'étendait à Saint-Aubin, eut pour premier résultat une suite de quaranteliuit compositions pour les œuvres de Gessner. Moreau retrouve en ces idylles quelque fraîcheur d'inspiration ; certaines vignettes de Daplinis, du Premier Navigateur, de la Mort d'Abel surtout, ne causeraient nul désappointement à côté de ses plus charmantes pages.
Il ne craint pas de reprendre pour les œuvres de Voltaire, publiées par Renouard en 1804, une série de cent treize dessins, utilisant au besoin des illustrations qui n'avaient pas figuré dans l'édition de Kehl. Puis ce sont vingt-cinq épisodes empruntés auy. Aventures de Te'lémaque suivies d'Aristonous, douze sujets tirés du théâtre de Racine, dont le mieux traité est la scène des Plaideurs, six autres compositions destinées au Lutrin de Boileau, trente-six à un second Molière, vingt -trois extraites des tragédies de Corneille, neuf de celles de Crébillon, huit illustrations tirées de Gresset, trois des
œuvres d'Hamilton, huit autres destinées aux Fables et Idylles de Florian, enfin douze pour les Fabliaux de Legrand d'Aussy.
Beaucoup de ces ouvrages parurent postérieurement à la mort de Moreau. Parmi les éditions publiées de son vivant, une des plus importantes est celle des Lettres à Emilie sur la Mythologie, par Demoustier.
— Elle est datcc de 1809 et comprend trente-six dessins, gravés entre
autres, par de Ghendt, Delvaux et Trière.
Malgré l'énorme somme de travail qu'elles supposent, les commandes de Renouard n'absorbent pas exclusivement Taniste ; il trouve encore le moyen de commenter les Histoires de Jehan de Saintrc et de Gérard de Nevers, les Aventures d'Abélard et d'Hcloise, les Œuvres de Bernardin de Saint-Pierre, les Souffrances du jeune Werther. Nous ne saurions omettre, dans cette énumération fort incomplète, les vingt-neuf dessins aujourd'hui en possession de M. Rœderer, composés pour une traduction d'Ovide, par M. Villenave, et l'illustration des Œuvres complètes de la Fontaine publiées depuis 1814 jusqu'en 1822.
Enfin, après avoir recommencé Voltaire, Molière et Ovide, ne reprendra-t-il point Rousseau pour l'éditeur Dupréel ? Mais en vain s'efforce-t-il de rajeunir sa Julie; celte nouvelle création ne parvient pas à faire oublier sa sœur ainée de vingt ans.
A l'Exposition de 1810, Moreau avait envoyé deux dessins des fêtes données à l'Hôtel de Ville, pour la paix de Vienne et le mariage de Napoléon, dessins qui ne sont plus commandés ni achetés par personne, mais méritent du moins, à leur auteur, une médaille de première classe.
En 1814,1a Monarchie, oublieuse de l'attitude de Moreau devant la Révolution, lui rend sa place de dessinateur et de graveur du Cabinet du Roi.
Le vieil artiste, se sentant revivre à ce revirement de fortune, rêva sans doute de ses anciens succès, mais il ne put jouir de cette faveur inattendue, car ses jours étaient comptés.
Sa tin fut triste et assaillie comme ses débuts par les besoins d'argent. Après neuf ans de professorat, sa place lui avait été brutalement retirée, sans qu'il reçût le moindre dédommagement de ses services désintéressés. Il finit par obtenir, au bout de trois ans d'attente, une insuffisante pension; encore les répugnances de sa fierté cédèrent-elles à grand'peine aux conseils de ses amis.
Peu à peu le travail lui fut rendu plus ditHcile, parles progrès du mal qui devait l'emporter, et bientôt vint le moment où le squirre cancéreux qui paralysait son bras droit lui en interdit complètement l'usage. N'est-ce point un vrai cri de détresse que ce billet écrit par Moreau, le 8 février 18 14 : « Je prie M. Renouard de venir à mon secours, car je ne
LES MOREAU i33
sais OÙ donner de la tête, je n'ai pas le sou, je me trouve dans le plus grand embarras, j'attends tout de votre complaisance, et soyez certain de la reconnaissance de celui qui sera toujours tout à vous. » Le 2 no-
vembre, c'est une supplication plus pitoyable encore, tracée d'une écriture tremblante et saccadée : « Je suis fâché, monsieur, de vous tourmenter, mais je me trouve dans cette dure nécessité, ne pouvant travailler dans ce moment, mon bras me refusant le service. 11 paraît que d'ici à
i34 LES ARTISTES CÉLÈBRES
la fin de l'année, je ne peux guère espérer que j'en puisse jouir librement; n'ayant d'espérance de recevoir de l'argent que vers la fin de janvier, j'ai donc recours à vous pour m'en faire faire le plus tôt possible. Je compte sur vous pour cette semaine sans faute. »
L'art des chirurgiens fut impuissant à conjurer le mal une troisième fois, et Moreau expira le 3o novembre 1814, avant supporté, avec un grand courage, deux années de cruelles souffrances et deux opérations.
^me Vernet cite avec un légitime orgueil le jugement de ses rivaux
sur l'artiste disparu : « C'est un homme qu'on ne remplacera pas ", et de fait, Moreau apparaît dans notre école avec une physionomie particulière, résumant deux époques voisines mais absolument dissemblables, conciliant en sa personne les admirations les plus contradictoires.
Aujourd'hui, nous louons en Moreau l'émule de Gravelot, d'Eisen, de Cochin, le continuateur des vignettistes. doué peut-être d'une imagination moins capricieuse, mais tempérant, par plus de mesure et de netteté, la grâce souvent maniérée de ses prédécesseurs.
D'autres ont réservé leurs éloges pour le dessinateur savant et le compositeur correct survivant au xvni* siècle, alors qu'entraîné par ses propres illusions et des encouragements maladroits, il délaisse sa véritable voie pour s'éprendre d'un faux idéal de noblesse.
T. ES MOREAU i35
S'il existe un trait essentiel donnant, à ces deux périodes si distinctes dans la carrière de Moreau, un caractère d'unité', c'est assurément un profond respect de son art. Qu'il s'agisse d'un simple fleuron ou d'une planche commandée par le roi, d'un minuscule frontispice ou d'une importante série, il saura toujours résister à la dangereuse tentation de l'a peu près; si quelques défaillances se retrouvent en son oeuvre, attribuons-les plutôt aux hésitations d'un débutant ou aux lassitudes de sa
vieille main, dont un mal incurable va faire tomber le crayon. Malgré son extrême facilité, il n'abandonne rien au hasard; d'ailleurs, quels persévérants efforts ne supposent point cette pleine possession de soi-même et ces multiples aptitudes! »
Sans s'aventurer à plaisir dans les sujets graveleux, il trouve souvent l'occasion, dans les scènes mythologiques, de témoigner sa science du corps humain, mais il n'a pas moins excellé à en exprimer, dans la vérité des attitudes familières, toutes les grâces et toutes les souplesses. Qu'il nous montre la dame de cour dans ses différentes parures, ou représente Julie en son élégante simplicité, quels charmants types féminins il a su réaliser !
i36 LES ARTISTES CELEBRES
Exercé à tous les enjolivements de la gravure, il s'est révélé de bonne heure ornemaniste consommé. On se souvient des titres des volumes qui commencèrent sa renommée de vignettiste. Parmi tous ces maîtres de l'arabesque, il apparaît comme l'un des plus délicats, sachant combiner d'une façon imprévue les attributs ordinaires, évitant à la fois, dans ses culs-de-lampe et ses frontispices, la lourdeur comme la pauvreté.
Toujours maître de son métier, Moreau usait de divers moyens pour fixer ses compositions. Aussi trouve-t-on dans son œuvre, à côté de croquis à la mine de plomb, des études aux trois crayons enlevées de verve sur du papier teinté, et de grandes pages soigneusement lavées à l'encre de Chine ou de préférence au bistre. Il employa cette dernière façon de procéder pour/e Sacre de Louis XVI, le Monument du Costume, les illustrations de Rousseau et de Voltaire. Les dessins ainsi exécutés sont de l'effet le plus doux à l'œil et d'une couleur charmante. Cependant, s'il convient d'y louer la franchise de la touche, la transparence des ombres, l'adresse avec laquelle le papier est ménagé, beaucoup regretteront le trait uniforme qui cerne les figures.
En 1810, dans cette visite dont il a conservé le souvenir, M. Mahérault admirait encore avec quelle habileté la grosse main du vieillard <i étendait le bistre sur les figures et les modelait finement ».
Moreau s'est plus rarement servi du pastel ou de l'aquarelle; l'on possède de lui, comme spécimens de ce dernier procédé, un projet de monument à élever au roi, des costumes inventés pour la représentation à'Iphigdnie en Tauride en 17S1, et la Fête de Louveciennes dont la coloration est sobrement étendue par un pinceau léger, mais un peu timide. Il semble n'avoir jamais repris la palette après la mort de Lelorrain, cependant MM. de Concourt mentionnent deux petits tableaux à l'huile, qui, par le choix du sujet emprunté à la Nouvelle Héloïse, pourraient être attribués à Moreau.
Son éloge paru au Moniteur évalue à 2,400 le nombre des pièces exécutées ou gravées par lui et d'après lui. Dans ce nombre considérable figurent, à côté des illustrations principales d'auteurs anciens ou modernes, beaucoup de vignettes sans destination connue et des gravures isolées dont l'énumération eût été fastidieuse ; ou bien ce sont des pièces d"un intérêt relatif, écrans, coitfures de femmes, modèles de dessins, académies où l"ostéologie est indiquée à la sanguine. Ce sont aussi des
LES MOREAU iB;
encadrements, des ex-libris, des cartes d'adresses, des invitations de fêtes et de bals, menue monnaie de son talent souvent marquée au meilleur coin, que ce prodigue a semée sans compter, le long de sa route. N'a-t-il même pas songé à illustrer Shakespeare? Heureusement il ne renouvela pas l'inopportune tentative de Gravelot et s'en tint à une vignette de prospectus, représentant Caliban à genoux devant deux matelots.
A.^J ifo-/ -X-M
Moreau ne se contentait pas de sa prestesse de main, il avait appris à penser avant que d'exécuter, suppléant, par des lectures assidues, aux lacunes de son éducation première. Sans cesse, il avait recours à sa bibliothèque abondamment pourvue de livres d'histoire ou de littérature, et si nous en croyons ses amis, peu d'artistes se.sont préoccupés, comme lui, d'orner leur esprit de connaissances plus variées.
C'est en tenant sans cesse en éveil ses facultés Imaginatives, que Moreau a pu, sans aucune répétition, commenter ou reprendre un si
i38 LES ARTISTES CELEBRES
grand nombre d'auteurs, passant de Molière à Voltaire, des fêtes du sacre à l'Evangile, des Chansons de Lahorde au Monument ,.iit costume.
S'il a abordé tous les genres avec une même audace, ce n'est pas avec un égal succès. En vain Feuillet pense-t-il que si les auteurs venaient à se perdre, on retrouverait leur génie dans les illustrations de son ami. En vain Horace Vernet a-i-il écrit que « supprimer la queue d'un chien des compositions de Moreau, c'est comme si on enlevait une virgule de la plus belle phrase de Bossuet ».
La modestie de l'artiste eût assurément protesté contre l'exagération de semblables louanges; .«on incontestable mérite est d'avoir fixé l'esprit de son temps en des pages de la plus subtile analyse. N'est-ce point assez d'avoir exprimé à merveille les charmes tout cxiérieurs de la femme à la fin du xvni^ siècle? N'est-ce point un don précieux d'avoir rivalisé de finesse et de grâce avec les chansonniers, les conteurs badins, les comiques du meilleur ton ? En revanche, qu'on ne demande pas à son talent de rendre les cris du drame ou les violents transports de l'âme, encore moins de dégager le sens vrai de l'antiquité, de la lettre morte des traductions pseudo-grecques ou pseudo-romaines.
Le dessin de Moreau fut toujours moins conventionnel que celui de ses émules, et il apporta, à l'étude du passé ou à la représentation de pays étrangers, un plus grand souci de l'exactitude et île la couleur locale. S'il n'a pas toujours évité les travestissements d'opéra-comique, il a fait preuve, en certains cas, d'un tact remarquable. Ainsi il a entrevu rOrient, cette vague région demeurée pleine de mystère pour ses contemporains, et son dessin représentant la Réception de M. de Clioiseul- Gouffier à la Sublime Porte semble exécuté d'après des croquis d'explorateur.
Chez Moreau, le cœur et le caractère valaient le talent.
Il n'a peut-être point la sympathique physionomie de Cochin, l'aimable épicurien serviable à tous, indulgent pour autrui comme pour lui-même; il ressemble encore moins à Eise'n, qui sans s'affiner complètement au contact de la société la plus polie, garda toujours les passions et les rudesses d'un plébéien illettré. Bon père et artiste probe, il nous apparaît dans sa carrière uniforme, comme un homme plein de tiroiture et d'énergie.
S'il sut inspirer à son cercle familial la plus vive affection, à sa fille le respect le plus ému, son ascendant sur ses amis ne fut pas moins
LES MOREAU iBg
réel. Pourtant, au dire de Lemonnier, Moreau conservait dans son abord « quelque chose de cette trompeuse pesanteur qui jadis l'avait
'^^^^î^, '■^vg>
fait méconnaître; ses traits massifs et un certain air bourru ne contribuaient pas à le rendre agréable aux personnes pour lesquelles il ne
voulait pas changer d'aspect; mais lorsqu'il lui plaisait de quitter cette rude enveloppe, on voyait jaillir des étincelles de l'esprit le plus attrayant ». Le vieil artiste, en effet, devenait aisément un brillant causeur. Encyclopédie vivante pour tout ce qui concernait les beauxarts, ayant conservé de ses pérégrinations les souvenirs les plus précis, s'étendant volontiers sur les hommes et les événements auxquels il avait dû sa précoce expérience, il avait mérité de ses intimes le surnom d'anecdotier.
Bien que certaine circonstance semble démentir cette assertion, son incurie en matière d'argent est attestée par les plus sérieux témoignages. Lui, dont la collaboration assurait le débit d'un livre et qui doubla, par ses travaux, la valeur des produits de librairie, ignora l'opulence et s'éteignit dans la pauvreté.
Tenu par Wille en la plus amicale estime, écouté dans les discussions de l'Académie, Moreau occupait parmi ses confrères un rang des plus considérés.
Comme on le savait de bon conseil, on recourait souvent à ses avis; David lui-même, malgré ses tendances despotiques, ne craignit point de le consulter. L'artiste est toujours vivant dans ses œuvres. Combien, parmi les peintres de nos jours, gagneraient à les étudier!
Beaucoup empruntent leurs thèmes au xvin" siècle, mais, si la plupart, soucieux de l'exactitude matérielle, copient consciencieusement des modèles travestis, bien peu semblent soupçonner que le jeu des physionomies, les airs de tête, les attitudes fugitives, les mille détails en un mot, d'où peut résulter la ressemblance morale, donneraient à leurs pastiches la chaleur de la vie. Quelles utiles leçons ne recevraient-ils point d'un tel maître ?
Moreau est maintenant apprécié des amateurs et des écrivains d'art du goiàt le plus éclairé. Devenus l'objet de vives convoitises, ses dessins prennent place dans les collections, à côté des oeuvres choisies avec le plus sévère discernement.
Citer parmi ses fervents admirateurs MM. Mahérault, de Concourt, Béraldi et Bocher, c'est rappeler quelles patientes recherches d'érudition lui ont été consacrées, quelles études ont mis en relief les cotés les plus intéressants de son talent, quelles plumes magiques ont décrit ses compositions les plus célèbres.
Aussi, il restait peu de chose à glaner dans ce champ déjà parcouru.
LE JOUEUE.
Viiiçl lojs le pi-piinci pris î D Des niO\ivcmons do r«çe . . . .
ans n\on coeur il f rlcvc
Fac-iimilù de la gravure de J. L. Delignon. d'après un dessin de J. M. Moreau le Jeune, pour l'illustration du Joueur de Regnard.
Loin de nous la prétention d'avoir mieux fait ni d'avoir mieux dit que nos devanciers; trop lieureux d'inscrire notre nom après les leurs en guise d'hommage à Moreau le Jeune, trop heureux si ces pages inspirent à quelques lecteurs le désir de le mieux connaître.
ij.S: