‹ Les mormonsChapitre 106 sur 126 · CHAPITRE XV · texte numérisé non relu

CHAPITRE XV

s'il n'y avait pas dans le nombre des émeutiers des personnes appartenant aux États de Missouri et d'Iowa, auquel cas ils devaient leur in'.erdire toute intervention dans l'État d'IUinois , sous peine d'encourir les pénalités les plus graves. Ces officiers , dès leur arrivée à Nauvoo, donnèrent copie de leurs instructions aux membres de la municipalité. Le conseil de ville , aussitôt convoqué , adopta à l'unanimité une série de résolutions portant « que les Mormons , comme corps , s'efforceraient de maintenir la paix et le bon ordre dans le comté de Haneck et dans l'État de l'Illinois en général, par le plus rigoureux respect des lois , aussi longtemps que le gouverneur les protégerait dans l'exercice des droits que leur donnait la constitution.... » Comme ils avaient rendu les armes que le gouvernement leur avait confiées, ils priaient le gouverneur de désarmer de même leurs adversaires. Les saints s'engageaient à ne tirer aucune vengeance dès meurtriers du général Joseph Smith et du général Hiram Smith. Le conseil municipal promettait encore, au nom de tous les citoyens, qu'aucune agression n'aurait lieu de leur part , et il approuvait hautement les mesures prises par le gouverneur pour apaiser l'excitation et rendre la paix à l'Illinois. Dans un meeting public, tenu sur la grande place en présence des envoyés du gx)uverneur, la multitude, haranguée avec le même

langage conciliant, répondit par un bruyant et unanime amen.

Dans Taprès-dinée, le comité des saints publia une adresse aux habitants de Nauvoo. Il leur déclarait , comme il était aisé de le prévoir, que le sang des martys ne faisait que fortifier leur foi et prouver qu'elle était pure et sainte : «Bénis soient ceux qui tiendront jusqu'à la fin ! Quant aux apostats qui consentent à ce qu'on répande le sang innocent, ils n'ont de pardon à espérer ni dans ce monde ni dans l'autre. Réjouissons -nous d'être trouvés dignes de vivre et de mourir pour Dieu. Les hommes peuvent tuer le corps, mais ils ne peuvent blesser l'âme, et la sagesse sera justifiée par ses enfants. >»

Quinze jours plus tard parut une seconde adresse aux saints dispersés dans toutes les parties du monde. On y lisait ce passage remarquable : " Frères, avant tout, soyez calmes, et sachez que le Seigneur est Dieu, qu'il accomplira toutes choses en leur temps, et que pas un iota de ses desseins et de ses promesses ne manquera d'arriver. Rappelez - vous que le sacerdoce et les clefs de l'autorité sont tenus dans le temps aussi bien que dans l'éternité , et que par conséquent les serviteurs de Dieu que couvre le voile de la mort commencent une œuvre plus grande et plus efficace pour le prompt accomphssement de toutes

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