‹ Les mormonsChapitre 109 sur 126 · CHAPITRE XV. r.'A · texte numérisé non relu

CHAPITRE XV. r.'A

phète-marlyr, que ceux-là parlent. Nous désirons les connaître. Ceux qui sont pour Joseph et Hiram, pour le livre de Mormon, pour le livre des Doctrines et des Covenants, pour le temple, pour la mission de Joseph et pour les douze apôtres, tous ceux-là ne forment qu'un seul et môme parti ; qu'ils manifestent ouvertement et hardiment leurs principes. Quant à ceux du parti opposé, qu'ils parlent avec la même liberté. S'ils sont pour Sydney Rigdon , s'ils le croient l'homme appelé à devenir le premier président et le chef de ce peuple , qu'ils le proclament hautement. Pour ceux qui, refusant de suivre l'une Qu l'autre voie, préfèrent calomnier en secret le caractère de Joseph Smith et des Douze \ nous leur retirons notre confraternité. N'y eût-il que dix hommes fidèles à la vérité, à

I . Les douze apôtres sont ainsi désignés dans une lettre de W. W. Phelps, adressée à l'éditeur du New-York Frophet, petit journal fondé à cette époque pour servir les vues de la secte dans la métropole commerciale de l'Union : « Je connais les Douze , et ils me connaissent. Leurs noms sont : BrigbitKn Young , le Lion du Seigneur ; Heber C". Kimball , le Héraut de la grâce ; Parley P. Prat , l'Arche du paradis ; Orson Hyde , la Branche d'olivier d'Israël; Williard Richards, le Garde des archives; John Taylor, le Champion du droit; William Smith, le Bâton patriarcal de Jacob ; Wilfred Woodruff, la Bannière de i'Ëvangile ; Georges A. Smith , l'Entablement de la vérité ; Orson Prat, la tonde de laphilosophie; John E. Gage, le Cadran solaire; et Lyman Wight , le Bélier sauvage des. montagnes. Ce sont des hommes de bien , les meilleurs que le Seigneur puisse trouver. Ils feront la volonté de Dieu , et les saints le savent. »

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Joseph et au Temple, et disposés à pratiquer la droituie en toutes choses , je suis de ce nombre. N'y en eût-il que dix dont la vie fût menacée par la populace pour avoir fait le bien et bâti le Temple , je veux être martyrisé avec eux pour la vérité. J'ai voyagé durant des années au milieu de la pauvreté et des tribulations, avec du sang aux souliers , les mois succédant aux mois , les années aux années , pour prêcher cet Évangile et bâtir ce royaume. Dieu me préserve de changer aujourd'hui, et de détruire ce que j'ai édifié. »

Après cet exorde , Brigham Young déposa le premier contre Sydney Rigdon, en disant que , si l'accusé refusait de comparaître , c'était qu'il croyait y trouver son avantage. Il s<î prétendait malade , mais il ne l'était pas plus que lui, Brigham Young, en ce moment. Rigdon , sans autorité, agissant comme s'd était le successeur légitime de Joseph Smith , ordonnait des piophètes, des prêtres, même des rois*; et lorsqu'on l'accusait d'agir ainsi, il équivoquait. • Voyant, poursuivit Brigham Young , qu'il éludait la question , je résolus de connaître tout le secret. Je lui dis : « Ancien Rigdon, n'avez-vous pas

1 . Les Mormons , empruntant volontiers* leur langue oratoire aux livres bibliques, se laissent aller à employer des mots qui n*onl plus qu'un sens allégorique , quand ils ont un sens. Tel est ici le mot de rois, allusion au prophète Samuel qui créa Saûl roi.

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