CHAPITRE m
tement. Vous passez votre temps à trouver des expédients pour vous procurer de l'argent; vous prétendez voir dans une pierre crUrim et le Thummim) , et vous trompez ainsi les gens. « Joseph , ému de ces reproches, se mit à pleurer, continue •le déposant, et il avoua qu'il ne pouvait et n'avait jamais pu voir dans une pierre.
L'histoire de TUrim et du Thummim, telle que la donne M. Bennet, ne laisse pas d'être comique. Nous l'abrégeons en l'extrayant comme lui de la déposition de Willard Chase, reçue le 11 décembre 1833. En 1822, M. Chase employa Alvin et Joseph Smith pour l'aider à creuser un puits. * Dans le cours de ce travail , dit M. Chase , Joseph découvrit une pierre d'un aspect assez singulier. Il Ja mit dans son chapeau , et , regardant alors dan ce même chapeau, il prétendit qu'il pouvait voir dans la pierre. » Plus tard il l'emprunta à son possesseur et la garda environ deux ans. Alors M. Chase
la redemanda. En 1825, Hiram Smith vint à son tour remprunter; mais en 1826, un ami désirant la voir , car la pierre était alors devenue fameuse , M. Chase la réclama de nouveau à Smith , qui refusa de la rendre. Au mois de juin 1827 , poursuit M. Chase, Joseph Smith le père me raconta l'histoire suivante : « Il y a quelques années , un esprit était apparu à Joseph, mon fils, dans une vision et l'avait informé que dans un certain lieu
listaient des Annales gravées sur des lames d*or; Joseph Smilh était l'homme destiné à devenir possesseur de ces annales , et il devait s'y prendre de la manière suivante : Le 22 septembre, il se rendrait à l'endroit désigné, vêtu de noir et montant un cheval noir avec une queue traînante. Il demanderait alors le livre en un certain nom , et, après l'avoir obtenu, il s'en irait immédiatement, sans déposer le livre ni regarder derrière lui. La famille pourvut en conséquence Joseph d'un habillement noir complet, et emprunta un cheval hoir. Joseph se rendit au heu du dépôt et demanda le livre , qui se trouvait dans une espèce de coffre en pierre non scellé et presque à fleur de terre, car il pouvait en voir un bout. Ouvrant alors ce coffre , il ôta le livre d'or; mais craignant que quelqu'un ne découvrît l'endroit où il l'avait trouvé, il le posa un instant sur le sol pour replacer la pierre qui formait le couvercle. Quelle fut sa surprise, en se retournant , de ne plus voir le livre ! Il ouvrit de nouveau le coffre, le hvre y était. Il essaya de le reprendre , mais il n'y put parvenir. 11 aperçut également dans le coffre un objet qui ressemblait à un crapaud ; bientôt cet objet prit la forme d'un homme qui le frappa sur le côté de la tête. Ne se laissant pas décourager pour cela, Joseph se baissa de nouveau et essaya de prendre le livre;- mais celte fois l'Esprit le frappa plus fort, le renversa, le lança loin du coffre et lui