CHAPITRE IV
Une première révélation semble tendre au communisme ; mais s'il a jamais existé parmi les Mormons , il n'a jamais pu prendre racine et a bientôt disparu : « Ecoutez , ô vous , anciens de mon Eglise qui vous êtes assemblés en mon nom , écoutez Jésus-Christ, le Fils du Dieu vivant, le Sauveur du monde. S'il y a dans les mains de l'Église ou d'aucun des individus qui lui appartiennent, plus de propriétés qu'il n'est nécessaire pour leur support , elles seront administrées au profit de ceux qui n'en ont pas. »
Martin Harris , avant de se contenter d'un échantillon du prétendu texte égyptien réformé, avait demandé à voir les lames d'or; Joseph Smith calma sa curiosité par une autre révélation :
w En vérité, je vous le dis, puisque mon serviteur Martin Harris a désiré un témoignage de mes mains, que vous, mon serviteur, Joseph Smith junior, possédez réellement les lames d'or; voici ce que vous lui direz : « Celui qui vous a parlé vous a « dit : Je suis le Seigneur Dieu et je vous ai donné « ces choses, mon serviteur Joseph Smith junior, et « je vous ai commandé d'en rendre témoignage. J'ai •» fait un covenant avec vous pour que vous ne les
« montriez à personne sans mon ordre exprès, et « vous n'avez de pouvoir sur elles que celui que je « vous donne. Maintenant je^ vous parlerai encore, à « vous, mon serviteur Joseph, concernant l'homuie
« qui nie le témoignage. En vérité, je vous le dis, « il s*exalte lui-même et ne s*humilie pas assez de- « vant moi. Mais s'il veut se courber et s'humilier « dans la prière et une foi puissante, dans la sin- « cérité de son cœur, alors je lui accorderai la vue « des choses qu'il désire voir. »
Le pau^Te Martin Harris ne vit jamais l'accomplissement de cette promesse, mais il n'en attesta pas moins la vérité du Livre de Mormon. On a vu son nom figurer parmi les trois premiers témoin^. Plus tard , Joseph se querella même avec lui. Le prophète parait avoir été d'un caractère assez irritable. Une autre révélation, datée de novembre 1831 , déclara qu'Olivier Cowdery, son secrétaire pendant la fameuse traduction, n'était pas un homme à qui l'on pût confier de l'argent.
« Écoutez-moi , dit le Seigneur Dieu, au sujet de mon serviteur Olivier Gowdery. Il n'est pas dans les vues de ma sagesse qu'on lui confie les commandements et l'argent qu'il doit porter dans la terre de Sion, à moins que quelqu'un de sûr et de fidèle n'aille avec lui. »
Dans un écrit publié par Sydney Rigdon , en juin 1838 , époque du grand schisme qui amena la retraite du docteur Hurlbut et la lettre de mistress Davison , il est dit qu'Olivier Gowdery , David Whitmer et un autre personnage se sont associés à une bande de faussaires, de voleurs, d^mpos*