PREFACE. VU
ombrage; il rappelle les prêtres égyptiens et les brahmes de Flnde.
En étudiant leur dogme on voit, ainsi que nous Favons dit, que par la polygamie les Mormons tiennent les femmes dans une condition servilequi, tôt ou tard, sera encore une cause de dissolution. La femme ne peut rester esclaye que pendant un certain temps ; et ce qui est non moins positif, c'est que partout où elle est opprimée l'homme est également asservi. L'Orient en offre depuis de nombreux siècles une preuve évidente; et ainsi que Ta dit un grand philosophe :
« On peut observer que les plus vicieuses nations ont toujours été celles qui asservissent davantage les femmes (1). »
Touten ayantla prétention de mieux comprendre et de mieux pratiquer T Évangile que ceux qui les ont précédés, les Mormons paraissent,
(1) Ch. FouRiER, Théorie des quatre mouvements, p. 2.
YIII PREFACE.
dans ce cas , avoir complètement oublié les paroles de l'apôtre :
« En J.-C. il n'y a pas de distinction entre rhomme et la femme (1). »
Il est vrai qu'ils ne sont pas les seuls.
L'absence de respect pour la liberté individuelle se montre dans toutes les paroles et dans tous les actes des Mormons; ils professent le même mépris pour les Nègres et les Indiens que pour les femmes ; et les noirs sont tout aussi maltraités par eux que par les planteurs. Le signe caractéristique de ces sectaires est même de ne considérer le reste de l'humanité que comme leur étant très-inférieure. En cela, il faut aussi l'avouer, toutes les sectes se ressemblent.
La critique que nous venons de faire des Mormons nous permet maintenant de leur rendre justice.
Ce qui leur a donné une grande puissance de
(I) Saint paul, Ép, aux Gaiates, in, 28.