‹ Les Mormons (Saints de Derniers-Jours) et leurs ennemis response by T.B.H. Stenhouse, Mormons and their enemies FrenchChapitre 14 sur 33 · MITE DE SA MEMOIRE, EST ASSEZ PROBABLE · texte numérisé non relu

MITE DE SA MEMOIRE, EST ASSEZ PROBABLE

Notons en passant que le grand age et Finfirmite de Madame Davidson, attestes par ce temoin et par beaucoup d'autres, sont soigneusement passes sous silence par les

deux ministres qui lui attribuent leur lettre mensongere, et que nos adversaires en Europe sont tout aussi discrets a cet egard que leurs confreres d'Amerique.

Le docteur Hulbert , le plus fougueux de nos ennemis en Amerique , l'instigateur de toutes les attaques dirigees centre nous *, a aussi publie un ouvrage intitule Mormonism unveiled (le Mormonisme divoiU) , ou il dit, en parlant du fameux manuscrit qu'il avait recu de la veuve de Salomon Spaulding :

« Ceci est un roman que 1'auteur donne comme traduit du latin et ayant ete trouve, en vingt-quatre rouleaux de parchemin, dans une cave, ^nais ecrit dans un style moderne. II raconte l'histoire fabuleuse d'unvaisseau faisant voile de Rome pour la Grande-Brelaqnc, et qui fut jete sur les cotes de l'Amerique quelque temps avant l'ere cbretienne, ce pays etant alors habite par des Indiens. »

Voila , avons-nous dit, le plus ardent de nos ennemis. II a eu le manuscrit en sa possession, il l'a lu, il le connait parfaitement. Esperant y trouver des analogies frappantes avec le Livre de Mormon, il avait promis a la veuve Spaulding de Fimprimer pour donner l'evidence du plagiat de J. Smith ; mais il s'est trouve que ce roman ne ressemblait en rien au Livre de Mormon , et il n'a plus voulu l'imprimer. N'est-il pas certain que s'il eut presente la possibility

1 Bien que le docteur Hulbert soit le premier qui ait voulu, dans un pamphlet, faire croire a l'identite du Livre de Mormon et du roman de Spaulding, l'idee premiere de cette confusion ne lui appartient pas, mais bien a un fermier nomme Henri Lake, vieiilard incredule, nomme par M. Favez lui-meme (p. 19). Hulbert, alors membre de l'Eglise, a mainte fois combattu cette supposition, et il n'a feint d'y croire lui-meme qu'ajjres avoir ete retranche pour cause d'adultere. Le docteur etait tellement docrie dans le pays, que son pamphlet fie Mormonisme devo'de) n'a pas ete publie sous son nom; nos ennemis lui ont offert une somme pour son travail, et la brochure parut sous le nom de l'imprimeur E. D. Howe. M. Favez avait sans doute besoin de ces petits eclaircissements.

de faire croire a un tel plagiat , nos ennemis , qui ont fait preuve d'un si grand zele contre le developpement de l'Eglise, n'auraient pas manque de le publier? Les uns ont menti en affirmant que les deux livres ont ete1 compares et qu'on a reconnu la fraude; d'autres ont menti en disant que le manuscrit avait disparu mysterieusement. La seule version vraie sur ce point est celle du docteur Hulbert, qui vous dit : Moije Vai lu en 1834; il ne ressemble en rien au Livre de Mormon.

Ceci, d'ailleurs, est d'accord avec cette partie de la lettre attribute a Madame Davidson , publiee dans la brochure de M. Favez, p. 19 :

« Le manuscrit alors m'echut et fut soigneusement garde. II a ete frequemment examine par ma fille , madame M' Kinestry, de Monson (Massachussets), avec qui je demeure maintenaut, et par d'autres amis. »

L'unique verite , dans tout ce fatras de mensonges contradictoires que Ton a publies au sujet du roman de Spaulding et du Livre de Mormon , c'est que lorsque ce Livre parut , la malveillance de nos ennemis voulut faire croire a une copie subrepticement obtenue du roman, qui aurait ete donne ensuite par Joseph comme un livre sacre ; mais que, lorsqu'on voulut verifier , le manuscrit de Spaulding fut remis au docteur Hulbert , qui , apres avoir compare les deux ouvrages, les trouva absolument sans aucun rapport , ni dans les faits, ni dans le style.

Ceci est d'autant plus vrai , que les deux « ministres americains » n'ont pas ose dire un seul mot dans le sens de 1'allegation de M. Guers. Voici le passage de la lettre publiee sous le nom de Mme Davidson (Favez, p. 19):

« L'excitation dans New-Salem devint si grande, que les habitants eurent une assemblee et deputerent ici le docteur Philastus Hulbert.

l'un d'entr'eux , charge de me demander le manuscrit original de M. Spaulding, desirant le comparer avec la Bible des Mormons, pour satisfaire leur propre esprit et empecher leurs amis de tomber dans un piege aussi grossier. »

La lettre n'ajoute ni que le manuscrit fut remis au depute , ni qu'il etait egare ; il n'y a a cet egard que le temoignage du docteur Hulbert rapporte plus haut , et qui donne un eclatant dementi a toute cette histoire du roman de Spaulding converti en Livre de Mormon.

Ce que nous venons de dire touchant la difference qui existe entre le roman de Spaulding et le Livre de Mormon est confirme par le temoignage d'un auteur qui nous est amerement hostile , mais que ce sentiment n'emporte pas au-dela des limites qu'un honnete homme ne doit pas franchir. Citons done encore le professeur Turner (p. 213).

« Madame Davidson n'etant pas certaine que le Manuscrit trouve etait dans sa malle, on jugea convenable d'y chercher. Au lieu d'un certain nombre de manuscrits, on n'en trouva qu'un seul, qui etait un pelil roman inacheve, fixant I'origine des Indiens a Rome, d'oit its avaient ete ameves sur les cotes de VAmerique par un vaisseau qui faisait voile pour la Grande-Bretagne, avant l'ere chretienne. >/

Or, le Livre de Mormon se compose de 519 pages d'impression tres-compacte ; il etait imprime et repandu a l'epoque de la declaration que les ministres americains ont publiee sous le nom de Madame Davidson. Comment pourrait-on pretendre qu'un livre aussi etendu « n'dtait, d'un bout a I' autre, ni plus ni moins que le roman religieux de S. Spaulding , » qui n'etait qu'un petit roman inacheve"? Comment un homme raisonnable pourrait-il confondre ce petit roman , cette main de papier manuscrite dont parle un temoin, avec le Livre de Mormon, lequel, en supposant deux pages de manuscrit pour un page d'impression compacte, a du former une collection de1000a1200 pages?

D'ailleurs, est-il croyable qu'un roman, roman religieux si Ton veut , ait ete ecrit dans le style qui caracterise le Livre de Mormon? Quel roman ressemble a celui-la?

Citons ici une appreciation lumineuse publiee dans le « New-Yorker » sous le pseudonyme de JosSphine. Cet article, evidemment ecrit par une personne etrangere a notre Eglise, a ete envoye au president J. Smith par M. A. G. Gano; Esqr. de Cincinnati (Ohio); et reproduit dans le Times and Seasons :

« Le style (du Livre de Mormon) est une imitation fidele des Ecritures, et il est remarquablement prive de toute allusion qui trahisse la connaissance de l'etat politique ou social de la societe actuelle. L'ecrivain vit de toute la force de son imagination dans l'age qu'il decrit. II est difficile d'imaginer une elaboration litteraire plus ardue que d'ecrire ce qui peut etre appele la continuation de l'Ecriture Sainte, et de le faire de maniere non seulement a eviter toute discordance avec les mots sacres et authentiques, mais encore a combler maintes lacunes qui semblent y exister, et a confirmer ainsi ces livres l'un par l'autre.

» Etablir la theorie vraisemblable et appuy6e que les aborigines de notre continent (l'Amerique,) sont des descendants d'Israel, sans se compromettre par aucune assertion ou dissertation qui la contredise, denote un degre de talent et de science qui, chez un jeune homme sans education, est presque un miracle.

t> Une copie des caracteres de plusieurs pages du Livre d'or fut communiquee a une personne de notre ville, laquelle naturellement fut incapable de les dechiffrer, quoiqu'ils presentassent une gt anile ressemblance avec les anciens caracleres egypliens.

» Si, en les comparant, ils resulte que ces caracteres sont semblables a ceux decouverts dans les ruines de l'Amerique centrale, qui ont naguere si vivement frappe l'attention, et qui decidement ressortent de l'arcbitecture egyptienne, cela plaidera en faveur de Smith. Cela tendra a prouver que les plaques sont authentiques, si meme cela n'etablit pas la verite de son inspiration et la fidelite de sa traduction. »

Apres toute discussion sur le pretendu roman de Spaul-

ding et le Livre de Mormon, il reste vrai jusqu'a l'evidence qu'il n'existe pas plus de rapport entre ces deux oUvrages qu'il n'y en a entre la Bible et les Aventures de Telemaque. La fausse declaration des deux ministres americains est dementie par une foule d'auteurs respectables , au temoignage desquels nous allons ajouter celui de M. Pichot, notre ennemi bien connu (p. 69):

« Ce document isole, termine par une malediction, n'est pas absolument concluant. Mathilde Davidson peut fort bien n'avoir ete ellememe qu'un instrument de vengeance dans les mains du docteur Philastus Hulbert *, le delegue des habitants de Salem. Le docteur Philastus, dont nos lecteurs ne seront pas faches de connaitre les antecedents, avait cru lui-meme au Prophete Joseph Smith, et avait ete l'un des membres de la nouvelle Eglise. D'apres son dire, il se retira parce que ses yeux s'ouvrirent a l'imposture et a la fraude dont il avait ete l'innocente victime. D'apres la version des Mormons, au contraire, ilfutexpulse de leurs rangs pour adultere et pour d'autres actes d'immoralite »

Apres quelques details sur ce malheureux, M. Pichot ajoute :

« Si nous nous sommes arrete un instant a ces miseres, c'est Qu'il y a, au fond des persecutions que Von va bientot voir essuyer aux Mormons, de fourbes et laches rivalites de sectaires trop souvent COUVERTES DU MANTEAU DE LA MORALE ET DE L'lNTEREt PUBLIC.

Aupres de. certains predicants de denominations diverses et multiples, le Tartufe de Moliere n'est qu'un ecolier, el Joseph Smith lui-meme un maladroit, au moins dans ses debuts. » (p. 72. )

1 Septieme fils d'une nombreuse famille, ses parents l'appelaient par plaisanterie le Docteur. Ce surnom est done un sobriquet, et non pas le titre d'une profession qu'il n'a jamais apprise.Du reste, la vengeance dont parleM. Pichot s'explique parcette circonstance que Philastus Hulbert, ayant menace la vie de Joseph, fut mene devant le tribunal de la ville de Painsville (Ohio), le 9avril 1834, condamne a fournir une caution pour la somme de 200 dollars comme garantie pecuniaire de sa conduite future envers le Prophete pendant six mois, et aux frais de l'instance qui s'elevaient a 300 dollars environ,

Ce dernier membre de phrase ne laisse aucun doute sur les dispositions de M. Pichot en vers J. Smith ; son ouvrage entier , d'ailleurs , imprime dans la Bibliotheque des chemins de fer, porte un cachet d'hostilite non equivoque. Le lecteur peut done admettre avec confiance les eclairs d'impartialite et de franchise qui jaillissent parfois de la plume de cet ecrivain. Nous ajouterons : On dirait que M. Pichot a eu sous les yeux les brochures de MM. Guers et Favez.

M. Favez nous dit (p. 9) :

« Le livre de Mormon n'est pas homogene. En divers endroits du volume anglais sorti des mains de Smith, on decouvre des additions dont plusieurs sont marquees par des fautes de grammaire et

font avec le reste un conlrasle evident D'ou, par consequent,

nait la pensee que ce livre doit avoir deux auteurs : 1'un qui ecrivait bien l'anglais, l'autre qui l'ecrivait mal. »

A ces observations faites, ou plutot copiees parM. Guers, et adoptees par M. Favez , nous allons opposer d'autres appreciations emanees de personnes plus competentes, quoique aussi hostiles envers nous. Le lecteur jugera si l'avis de MM. Guers et Favez peut etre compare a ceux que nous reproduisons.

Ecoutons d'abord le professeur Alexandre Campbell , president of Bethany ColUge, U. S., dans son ouvrage intitule « Mormonism weighed in the balances and found, wanting-, (le Monnonisme pesd dans la balance et trouve* leger), page \ 8 :

« Ce livre (le Livre de Mormon) professe d'etre ecrit a divers intervalles et par differentes personnes pendant la longue periode de 1020 ans ; et cependant, pour l'uniformite du style, il n'y exit jamais un livre plus evidemment ecrit par la meme main, ni plus cerloinement concu par lememe cerveau, depuis le premier livre quia paru dans le langage humain, que ce meme livre. Autant je pour-

rais jurer que je reconnais sur la scene un acteur qui prend successivement divers costumes etjoue des roles differents, antanl je peux jurer qu'un seul homme a ecrit ce litre1. Et comme Joseph Smith estun homme tres-ignorant, et qu'il en est designe comme l'auteur, je ne peux pas douter un seul instant qu'il n'en soit le seul auteur et proprietaire. »

Voila deja un dementi donne a MM. Guers et Favez ; en voici d'autres. La Revue d'Edimbourg (N° CCII, p. 321 , avril 1 854 ), £crite par des gens qui connaissent sans doute Panglais mieux que ces deux messieurs , s'exprime ainsi !

« Ces fautes sont si uniformement repandues a travers l'ouvrage, qu'elles doivent etre attributes a son auteur, et non, comme elles l'ont ete quelquefois, a un interpolateur posterieur. On a eu recours a cette hypothese, parce qu'on ne pouvait pas comprendre qu'un homme charge d'enseigner la religion ait pu commettre de telles fautes. Mais en Amerique les qualites litteraires requises pour l'ordination sont necessairement reduites au minimum. »

Considerant Salomon Spaulding comme un pauvre d'esprit, et lui attribuant le Livre de Mormon en totalite, sans exception, l'ecrivain ajoute :

« H n'est pas etonnant que S. Spaulding ait fait banqueroute en chaire comme derriere son comptoir. »

Comment concilier tous ces temoignages d'uniformite de style avec le temoignage de MM. Guers et Favez qui veulent absolument reconnaitre deux auteurs, l'un qui 6"crivait bien l'anglais, l'autre qui l'ecrivait mal ?

D'alt^ration en alteration , nos ennemis ont fini par tomber quelquefois dans des mensonges tellement cyni-

1 A ceux qui s'etonneraient de cette uniformite dans un Livre ecrit par plusieurs auteurs et a de longs intervalles, nous rappellerons que les anciens Prophetes Americains ont ete abreges par Mormon, qui des-lors leur a imprime son propre style. Nous entrerons dans de plus amples explications a cet egard en repondant a M. le comte de Gasparin. (V. Livre de Mormon, p. 466.)

ques, tellement monstrueux, qu'ils se sont effrayes les uns les autres. Notamment, MM. Guers et Favez n'ont pas ose" s'appuyer sur le temoignage du docteur John Thomas, president of the S. and E. medical college of Virginia, U. S. On n'aime pas a trouver son maitre. « Celui-la, ont- » ils dit, est encore plus hardi que nous. » M. Thomas, en effet , dans sa brochure imprimee a Londres , dit sans facon (p. 2), qu'un predicateur presbyterien des Etats- Unis fit un roman qu'il intitula le Livre de Mormon. (This fiction he termed « the Book of Mormon.... »

II nous reste a d^mentir une allegation de nos ennemis , qui consiste a dire que J. Smith, trop ignorant pour approprier lui-meme le roman de Spaulding a l'usage qu'il voulait en faire, s'est associe dans ce travail Sidney Rigdon.

Sur ce point, comme sur beaucoup d'autres, nos adversaires se contredisent entre eux : c'est pour eux une fatalite. Ainsi, M. Favez, dans la lettre que les ministres d'Amerique ont fabriquee sous le nom de Mme Davidson, cite ce qui suit :

« Sidney Rigdon, qui a figure si grandement dans l'histoire des Mormons, etait a cette epoque en relation avec rimprimerie de M. Patterson, et c'est une chose bien connue dans cette contree, — Rigdon lui-meme l'a souvent declare, — qu'il eut en mains le manuscrit de M. Spaulding et le copia. C'etait un fait notoire pour toutes les personnes en relation avec l'imprimerie. »

Cette lettre , comme l'annonce M. Favez , a paru dans le journal de Boston ; mais depuis elle a sans doute ete" confirmee par les ministres, c'est-a-dire falsifiee; car, dans le journal de Boston, au lieu de : et la copia, — on lit : La, il eut amplement occasion de connaitre le manu-

SCrit ET DE LE COPIER s'lL A VOULU.

M. Guers encherit encore sur l'exageration de M. Fa-

vez ; il dit (page 62) que Sidney Rigdon etait employe dans 1'imprimerie de M. Patterson. Un autre ecrivain dit qu'en 1812 et 1814 il y etait charge" de preparer les manuscrits. — Voici la verite :

Sidney Rigdon est ne en 1793 ; en 1812 il etait doneage de dix-neuf ans. A cette epoque il travaillait dans la ferme exploitee par son pere, et il y resta jusqu'au moment ou il alia a Pittsbourg commeetudiant, comme dit le professeur Turner, non pas en 1812, maisen1822. Or, la veuve de Salomon Spaulding declare qu'a la mort de son mari le roman lui dchut, et qu'eZ/e le garda soigneusement. Joignez a cela qu'elle l'avait encore a sa disposition, suivant M. Guers, quand, en 1833 ou 1834, on voulut comparer ce manuscrit avec le Livre de Mormon. Dites-nous done, Messieurs, a quelle epoque vous pretendez que Sidney Rigdon a pu copier le roman de Spaulding.

Mais nous allons demontrer, par un temoignage non suspect, que les Chretiens d'Amerique, parmi lesquels se trouvait Sidney Rigdon en qualite" de ministre, n'ont jamais songe a l'accuser de complicity avec J. Smith dans la publication du Livre de Mormon.

Nous demontrerons, de plus, par la meme citation, que Sidney Rigdon n'a eu connaissance de ce Livre et n'est entre dans l'Eglise que quelque temps apres sa publication. L'autorite que nous invoquons est de celles devant lesquelles nos ennemis doivent s'incliner : e'est un de leurs organes en Angleterre (Christain Messenger and Reformer for April 1841 ).

« La Bible (for fut imprimee dans l'ete de 1830 Etant plei-

nement prepares, Smith et Cowdery commencerent a accomplir leur mission, et s'etant baptises Fun l'autre, ils reussirent bientot a en convertir d'autres a leur imposture, les baptisant pour la remis-

sion des peches et les dons du Saint -Esprit dans tous ses pouvoirs miraculeux. Parmi leurs premiers disciples etait Parley P. Pratt, qui est actuellement en ce pays ( Angleterre), qui s'ust joint au Prophete peu apres la publication de la Bible. Bienlul apres lui vint Sidney Rigdon, qui elail auparavant en communion avec nos frercs en Amerique. »

Voila encore une preuve positive que Sidney Rigdon n'a pris aucune part au Livre de Mormon d. En voici une autre, emprunt^e au professeur Turner (page 844 ):

« En 1812, Spaulding quitta Ohio et se rendit a Pittsbourg, ou il demeura environ deux ans, pendant lesquels on a suppose qu'il avait laisse son manuscrit a rimprimerie de Patterson et Lambdin, et que Sidney Rigdon l'y trouva en 1822. De cela, cependant, il n'v a aucune evidence, et je ne peux pas imaginer qu'un homme du talent de Sidney Rigdon, eloquent et connaissant parfaitement la Bible, ait jamais pu entasser les absurdites qui composent le Livre de Mormon. »

Une autre preuve, negative, il est vrai, c'est que le fameux Alexandre Campbell, auquel Sidney Rigdon etait alors associe pour la fondation de la secte des Campbellistes, qui le connait parfaitement et qui sait tres-bien la date de leur separation , Campbell , disons-nous , qui a beaucoup ecrit contre nous, ne songe pas le moins du monde a le regarder comme ayant pris une part quelconque a la publication du Livre de Mormon.

Nous croyons avoir traite cette question du Livre de Mormon ( au point de vue purement rationnel , ) avec

1 Sidney Rigdon, au moment ou cette lettre fut publiee, y a repondu et a demontre qu'il n'avait jamais eu rien de commun avec l'imprimerie Patterson ni avec le roman de Spaulding, dont il n'apprit l'existence que par les publications de l'apostat Hulbert. Parley P. Pratt, qui avait presente le Livre de Mormon a Sidney Rigdon six mois apres sa publication, a confirme les assertions de S. Rigdon. Du reste, l'imprimeur Patterson anie toute cette histoire du manuscrit de Spaulding, qu'il dit n'avoir jamais vu.

tousles developpements necessaircs; nous n'avons laisse debout aucune des imputations d'imposturc faitcs par nos ennemis, et nous aimons a penscr que le lectcur, quel qu'il soit, est maintenant convaincu, nous ne dirons pas de la divinite de ce Livrc, — puisque nous n'avons pas aborde la discussion au point de vue religieux et que nous n'avons donne aucune preuve de ce genre, cet opuscule n'etant pas destine" a l'exposition de nos doctrines, — mais au moins de l'honnetete de ces hommes sur lesquels on a accumule tant de calomnies. Nous n'avions pas d'autre but.

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