‹ Les morts inconnus. Le Pasteur du désertChapitre 22 sur 23 · FIN · texte numérisé non relu

FIN

Le village de Sainl-Georges, à peine marqué sur la carte et perdu dans son obscurité , était par cette raison le port de délivrance que les protestants venaient chercher du fond des provinces voisines pour gagner le refuge, c'est-à dire l'étranger. Nous en avons la preuve dans une lettre d'un gentilhomme nommé du Tilliers. Ce du Tilliers était un protestant réfugié de Hollande. Gagné sous main par Louis XIV, il espionnait ses coreligionnaires et dénonçait à la cour tous leurs projets.

« Il y a des gens , écrivait-il au comte d'Avaux, qui » doivent partir de Jarnac, en Angoumois, et des envi- )) rons, pour se trouver en un lieu nommé Cozes, en » Saintonge, à deux ou trois lieues de Royan, où ils » doivent se trouver dans une nuit à un bourg qui se

» nomme Saint-Georges. Le vaisseau s'y trouvera. Il n'y » a pas là de havre, et l'on voit très-peu de vaisseaux » s'arrêter devant ce bourg. Aux gens de Jarnac se » joindront ceux de Cozes. Ils seront en tout cinq cents » personnes avec peu de bagages. Masson, ministre de » Cozes, qui pousse cette entreprise, est ici. » (Ch. Weiss , Histovre des réfugiés protestants , tome ii, page 431.)

Certes, le protestantisme français a rendu un noble témoignage de lui-même après la révocation de l'édit de Nantes et donné au monde un grand exemple de persévérance ; on comptait cependant au xviii® siècle les hommes assez détachés de la vie pour exercer en rase campagne le ministère du saint Évangile, ou, comme disait le langage du temps, k ministère som la croix. Le rôle dressé au synode national de 1763, désigne seulement six pasteurs pour desservir toutes les églises de la Saintongo,derAngoumoiset du Bordelais. Voici leurs noms : Henri Cavalier, Jean Martin , Pierre Dùgas, Pierre Solièr, Etienne Gibert, Jean Jarousseau. (Histoire des Églises du désert^ parCh. Coquerel, t. ii, p. 599.)

Etienne Gibert, qui figure sur cette liste immédiatement avant le pasteur Jarousseau, était le frère de Louis Gibert, qu'on doit appeler le grand Gibert, pour peu qu'on mesure l'homme à son héroïsme. Louis Gibert a été véritablement le restaurateurde la foi protestanteen Saintonge et le précurseur de Jean Jarousseau. Condamné à mort et suivi pas à pas, il allait préchant de porte en^ porte et

redressant partout Jes âmes à Dieu sur son passage. Son afKistolat fut un acte perpétuel d'immolation. Il évangélisa le pied sur Téchafaud. 11 vécut en quelque sorte par miracle, comme on peut en juger par le récit suivant» de soB frère Etienne :

« Cette môiDe année mon frère» qui desservait des » églises de TAuniSy de la Saintonge, de TAngoumois, » de TAgenoiset du Périgord , eut une sentence rendue » contre lui par le présidial de la Rochelle. Cette sen- )) tence le condamnait à ^re pendu. La môme sentence » me condamnait aux galères pour c^nt et un ans. )» J'étais alors dans ma dix-neuvième année. Le clergé n était très-animé contre mon frère , qui tenait des » assemblées nombreuses, dans lesquelles il prêchait et )» administrait les sacrements, soit dans les bois, soit » dans des lieux écartés, tantôt de nuit, tantôt de jour. » L'on avait tenté toutes les voies qu'on avait pu imagi- » ner pour le saisir, mais toujours en vain. On s'avisa » enfin du stratagème suivant : Un nommé de Sentier, ii qui se disait gentilhomme champenois, vint s'établir » à Pons, ville de Saintonge. Il avait avec lui une femme » enceinte qu'il disait être son épouse. On a dit enyi suite que c'était une femme qu'il avait prise à l'hôy> pital.

» Lorsque cette femme fut accouchée, ledit Sentier » envoya un exprès à mon frère pour le prier de venir » baptiser son enfant. Nous partîmes en conséquence D des environs de Sainte-Foy pour aller sur la côte

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» de Saintonge, et Pons était sur notre chemin. Nous » étions accompagnés d'un gentilhomme nommé le che- » valier de la Grâce et de deux autres messieurs nom- » mes Tun Gentelot et l'autre Bonfils.

» Nous arrivâmes à Pons à l'entrée de la nuit, sans » être attendus, et nous fûmes descendre à une au- » berge où nous n'étions pas connus. Mon frère, avec » MM. de la Grâce et Gentelot, se rendirent ensuite chez » de Sentier, qui sous divers prétextes fit retarder- la ce- » rémonie du baptême jusque bien avant dans la nuit. » Lorsqu'ils furent revenus à l'auberge, mon frère vou- » lait que nous partissions immédiatement, parce que » ses soupçons étaient éveillés par les délais affectés de » Sentier et par la présence d'un troisième homme que » mon frère avait vu chez lui et qu'il disait être son )> beau-frère ; mais ces autres messieurs, partieulière- )> ment M. de là Grâce, refusèrent absolument de partir » avant le jour.

» Nous partîmes le lendemain aussitôt que nous » eûmes déjeuné. Lorsque nous fûmes à environ un » mille et demi de la ville, nous vîmes venir après nous » une brigade d'archers à cheval, avec leurs carabines. » Mon frère dit alors à ceux qui étaient les premiers » d'enfiler un chemin de traverse qui se trouvait devant » nous, afin d'être sûrs que c'était à nous que les archers » en voulaient. Étant entrés dans ce chemin et voyant » que les archers nous suivaient et qu'ils étaient fort » près de nous, nous nous mîmes à galoper et nous en-

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» tendîmes aussitôt un cri : Arrête-là I et en même temps » un coup de carabine, dont le chevalier fut tué sur » place. Nous étions alors, le chevalier et moi, les deux » derniers, côte à côte, dans un chemin étroit, mais » le cheval que je montais était un navarrein qui allait » très-vite, et j'eus bientôt devancé M. Bonfifs et joint » mon frère et M. Gentelot, qui étaient arrivés à un vil- » lage voisin. Il paraît que les archers crurent avoir tué » mon frère, parce que le cheval que le chevalier mon- » tait alors avait appartenu à mon frère, et qu'il ne le » lui avait cédé que deux ou trois jours auparavant. Les y> archers, croyant tenir leur proie et ayant aussi à s'as- » surer de M. Bonfils, qui était tombé en leur puis- » sance, cessèrent de nous poursuivre et nous échap* » pâmes, savoir : mon frère, M. Gentelot et moi.

» Le corps du chevalier fut porté a Saintes^ où on » amena aussi M. Bon&Is, et on lui fit passer sa pre- » mière nuit dans un cachot avec le cadavre du cheva- » lier. Dans la suite il eut son procès fait, et on le bannit » de France. Ce de Sentier était sans doute un zélé » catholique romain. L'intrigue a été tenue bien secrète, » ce qui semble annoncer qu'elle partait d'un lieu haut » élevé. » (BuUetm de la société de l'Histoire du protestantisme français^ 3* année, page 190).

L'intrigue partait effectivement d'un lieu haut élevé. C^était l'évéque de Saintes qui avait tendu ce guet-apens à Louis Giberl. En voici la preuve, tirée du procèsverbal que l'abbé Fortet, curé de Pons à cette époque,

inscrivit, sous le coup même de Tévénement, au registre de sa paroisse :

« Vers le mois de mai 1754, dil le curé, vint s'établir r> à Pons un homme avec sa femme, qui se nomma Syn- » tier, et qui paraissait ôtra de quelque considération. Il D parut d'abord un zélé protestant. Les protestants de » Pons lui donnèrent toute leur confifance. Sa femme vint » à accoucher au commencement de novembre. N'ayant » point apporté son enfant à Téglise, le curé soussigné » alla avec le sieur Parossier, son vicaire, chez le sieur y> Syntier. Il ne s'y trouva point. La dame, qui com- » mençait à se lever, se présenta et dit que son enfant » était baptisé par ces messieurs. Le curé fit sa déclara- » tion au greffe, et en conséquence le procureur fiscal » envoya dire au sieur Syntier de porter son enfant à » l'église. Le lendemain, M. Syntier opposa au curé D une lettre de M. l'évéque. Elle était du 18 novembre » 1754, conçue en ces termes : J'ai des raisons essen- » tiellesy Monsieur y pour souhaiter qu'on ne presse pas y> le sieur Syntier , votre paroissien , de porter son en- » fant à l* église pour y recevoir le baptême. Je vous prie y> donc de ne faire aucune démarche d'ici à trois su- » maines. Si l'enfant venait d'ici là en danger, j'ai des » personnes de confiance qui y veillent et qui auront » soin de faire anticiper le temps , pour éviter le scan- » date, " *

» Sur cette lettre, le curé resta tranquille. Peu de )> jours après, M. Syntier fit baptiser son enfant par un

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» ministre. 11 pria ce ministre à dîner pour le lende* )) main , mais les protestants commençaient à soupçon- » ner M. Synlier. Ils lui voyaient faire de fréquents )) voyages à Saintes. Le ministre refusa de dîner chez » lui. Dans la nuit, M. Syntier avait envoyé avertir des y> cavaliers de la maréchaussée de Saint-Genis par une » espèce de soldat qu'on disait son heau -frère, et qui » demeurait avec lui depuis environ deux mois. Les » cavaliers arrivèrent de grand matin à l'auberge du » PetUSaint-Jean y près de la croix de Saint-Vivien. » Un instant après, le ministre passa à cheval, accom* » pagné 'de deux personnes. Les cavaliers montèrent » promptementà cheval et coururent après le ministre. y> Ils l'atteignirent au carrefour qui conduit à Chardon. » Ceux qui accompagnaient le ministre se mirent en 9 défense. Ils tirèrent sur les cavaliers, et ceux-ci en » tuèrent un qui était gentilhomme d'auprès Sainte- » Foy ; ils en prirent un autie, mais dès le commence- 7> ment du combat le ministre se sauva au galop et il ne » fut pas possible de le prendre. Les cavaliers chargé- » rent le mort sur son cheval et garrottèrent l'autre, qui y> était diacre. Ils les passèrent par Coudenne et le » champ de foire, pour les conduire à Saintes. M. Syn- » tier et son beau-frère allèrent pour les reconnaître. Les » cavaliers firent semblant de les éloigner, mais les pro- » testants ne prirent point le change. Ils regardaient » M. Syntier comme un espion, et ils lui auraient fait )» un mauvais parti. Sur-le-champ M. Syntier se retira

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232 PIÈCES JOSTIPICATIVES.

» avec son beau-frère, et ils ne parurent plus à Pons. y> (A. Crottet, Histoire <ks églises réformées de Pons, Geinozac et Mortagne^ en Saintonge, p. 166.)

Quelques pages plus loin M, Crollet donne, sur les témoignages de deux vieillards, un récit circonstancié du célèbre prêche que Louis Gibért tint à la lisière de la forêt de Yaleret, dans la Combe de la Bataille. J'aurais quelques observations à faire sur ce récit, car la tradition accueillie par Thisloriert de Téglise réformée de Mortagne n'est pas tout à fait conforme à la tradition que j'ai pu recueillir moi-même dans mon enfance. Voici la version de M. Crottet :

« Les assemblées, dit-il, devinrent de plus en plus » nombreuses. Une des dernières et des plus remar* )) quables de ces réunions au désert eut lieu sous le )) ministère de Louis Gibert. Voici quelques détails » qu'Antoine Hilaire de Mechez et Geoffroy du village » des Eschaillez, vieillards presque centenaires, nous » ont donnés sur cette assemblée. Nous les avons en- » tendu répéter par d'autres personnes âgées.

» Déjà un ou deux jours avant l'époque fixée pour » l'assemblée, on vit arriver plusieurs réformés des par- ^» ties les plus éloignées de laSaintonge. Les plus riches » s'étaient transportés sur les lieux dans do. petites voi- » tures, ou montés sur des chevaux; les autres avaient » franchi de longues routes à pied. Gibert, l'intrépide » Gibert, dont la tête était toujours à prix, et qui n'avait » échappé, il n'y avtit que peu de jours encore, aux

y> poursuites de ses ennemis, qu'en se cachant sous

» du foin,. dans ia demeure d'un ancien de la Salle,

» nommé Guillot, ne tarda pas à arriver lui-même au

» milieu d'un nombreux troupeau. Pour éviter toute

» surprise, il fut convenu que le service se tiendrait,

» selon la coutume, de nuit, au milieu de la forêt de

» Valeret, dans un endroit où celle-ci laissait un vaste

» espace vide, nommé encore par les habitants des en-

» virons, la Com^ de la bataille^ en souvenir sans

r> doute de quelque ancienne bataille avec les Anglais.

» Tout ht bientôt disposé pour la célébration du culte

» dans ce lieu. On apporta les diverses pièces qui com-

» posaient la chaire du désert; celle-ci fut placée entre

D deux chênes. La sainte table de la communion fut

r> dressée dans Tenceintedu consistoire. Sept flambeaux

» placés de loin en loin vinrent répandre une faible

» clarté sur une assemblée de sept à huit mille per-

» sonnes groupées dans un pieux Vecueillement. Un mo-

» ment après ces préparatifs, le pasteur, qu'escortaient

» quelques fidèles armés pour sa défense, monta en

)) chaire rev.êtu du costume ecclésiastique. Les armes

D furent alors déposées. Sur l'invitation de Louis Gi-

D bert, l'assemblée entonna le psaume quatre-vingt-

y> quatrième, dont les paroles étaient si bien appropriées

» à la circonstance. Mais ce chant solennel, qui retentit

» avec tant de force au milieu du silence de la nuit,

D donna l'éveil à quelques ennemis de l'Evangile, qui,

ï> soupçonnant quelque rassemblement, rôdaient aux

if> alentours pour découvrir le lieu que les protestants » avaient choisi pour leur assemblée. Ils précipitèrent » leurs pas vers la Combe de la bataille, ayant à leur » tète Bernard, gouverneur du prince Camille de Pons. » Gibert ne se laissa point déconcerter par leur pré- » sence. Il prit de suite une résolution énergique. Il » ordonna du haut de la chaire qu*on s'emparât d'eux, » qu'on les désarmât et qu'on les plaçât dans le con- » sistoire, afin qu'ils pussent se convaincre par eux- » mémesque leurs assembléesn'avaientpour unique but » que le service de Dieu. Le culte continua alors sans » interruption. Un nombre considérable d'enfants ap- » portés des localités les plus éloignées reçurent le bap- » tême. Les jeunes gens des deux ^xes qui avaient été y> instruits 'des vérités évangéliques par les anciens, » furent admis au nombre des membres de l'Eglise per- » sécutée, et plusieurs mariages furent bénis. Gibert, )) dans un discours plein de foi et de vis, toucha les » cœurs de ses nombreux auditeurs, et ce fut en répann dant des larmes de reconnaissance, que ces derniers » prirent part au sacrement de la Cène, L'assemblée » avait duré près de cinq heures. Ceux qm y avaient » assisté prirent ^lors le chemin de leurs demeures en y> bénissant le Seigneur des saintes joies qu'il venait de y> leur accorder, mais tous n'eurent pas le bonheur de y> rentrer sans accident dans leurs demeures. Quelques- » uns d'entre eux eurent à subir les persécutions des » ennemis de l'Évangile, et surtout de la part du sei-

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)» gDeur de Semussac et de monsieur l'Abbé, capitaine » des dragons de la côte. Ce dernier gentilhomme de » Talmonk tua de sa propre main une dame de la Jaille. » La veuve Larente qui raccompagnait «ùt sans doute » partagé le même sort, si Tépée de ce fanatique ne se » fût brisée contre son corset. Cette circonstance lui » sauva la vie.

La forêt de Valeret a longtemps appartenu à ma famille. Ma mère l'avait achetée à la princesse de la Tremouille un peu en souvenir du pasteur Gibert. Souvent, par une belle soirée de printemps, elle nous conduisait dans un pré situé au bord de la route de Touvent, au fond d'un étroit ravin entre la lande et la forêt, et nous montrant le frais tapis de verdure couvert de pâquerettes, elle nous disait: Cette terre a été arrosée du sang du Juste. C'est là que périt le ministre Gibert. La troupe à la fin du prône chargea rassemblée. Votre grand-père assistait le saint martyr en qualité de proposant. II courut cette nuit-là le plus grand danger. Depuis ce jour, ce pré porte le nom de Combe de la bataille. Mon père, lorsqu'il venait au village d'Ars, me menait souvent* prier ici ; je vous y mène à mon tour pour que vous en gardiez la mémoire.

Et en effet ce nom de Combe de la bataiUe ne peut rappeler aucun fait de guerre. L'étroitesse du lieu exclut toute idée de combat. Certes, M. Crottet est un chroniqueur consciencieux. En tout autre circonstance, je me garderai bien de récuser son autorité , mais comme son

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léiuoignage repose sur une simple tradition 'orale, je crois gue témoignage contre témoignage , j'ai peut-être du côté de mon opinion plus de chance de vérité. M.Crottet commet encore une erreur de détail, lorsqu'il cite une lettre de Louis Gibert, à la date de 1772, au consistoire de Gemozac. L'apôtre, à cette date, avaitdéposé en Dieu depuis longtemps le rude fardeau du ministère. Car son nom ne figure pas sur la liste des pasteurs du désert dressé en 1763 au synode national du Languedoc. Evidemment la lettre au Consistoire de Gemozac est de son frère Etienne.

Et puisque j'en suis à rectifier les erreurs des autres, je demande à rectifier les miennes par la môme occasion. Ce n'est pas l'intendant Barentin, mais bien son successeur le chevalier Bâillon , qui dirigea l'expédition du trier Têtu et dénonça mon grand-père au lieutenant de police. L'un valait l'autre assurément, mais lechevalier Jean Bâillon, nom sinistre et homme de son nom, aura eu l'honneur dans nos provinces de frapper le dernier coup de la persécution, il ferme la liste de tous ces Bas- . ville au petit pied, qui décrétaient et incarcéraient hommes et femmes suspects de calvinisme, au moindre geste, à la moindre dénonciation du clergé. Ainsi il condamna Martine Pasdejeu, de la paroisse d'Arvert, à la détenlion perpétuelle dans le couvent de la Providence de la Rochelle, pour avoir prêté sa grange à une assemblée ; Jérôme Amian de Mornac à la même peine, comme violemment sou^nné, dit l'arrêt, d'avoir donné re?

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traite dans sa maison au prédicanl Louis Gibert,el enfin Sébastien Graveau de Saint-Sulpice aux galères perpétuelles, pour avoir tenu chez lui un huis-clos où Ton a prêché et chanté. (Ch. Coquerel, Hist. des Eglises du désert^ t. xi, p. 228.)

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