I . Cf. Chronique médicale, !•' décembre
Le faciès dit adénoïdien permet-il de conclure avec certitude à la présence de tumeurs adénoïdes dans l'arrière-nez ?
Non, répond le D' Potiquet. Ce faciès fournit une présomption, non une certitude. La gêne apportée à la respiration nasale, gêne qu'exprime la béance de la bouche, peut être due à une cause tout autre, comme rétroitesse anormale des fosses nasales et du pharynx supérieur, une déviation excessive de la cloison nasale, un coryza hypertrophique, des polypes des fosses nasales, etc. De même, le coryza et la dureté de l'ouïe, qui s'associent assez fréquemment à l'hypertrophie de l'amygdale pharyngienne, ne l'impliquent point forcément. Même réunis sur un même sujet, ces trois signes, béance de la bouche, coryza, dureté , de l'ouïe, ne donnent qu'une présomption, pré'» somption que l'examen avec le miroir rhinoscopique ou l'exploration du cavum pharyngé avec le doigt pourra mettre à néant. En dépit de la similitude des qualificatifs, faciès adénoïdien et tumeurs adénoïdes ne forment nullement les deux termes d'une équation, car, suivant l'heureuse formule de M. Castex, de même qu'on peut être adénoïdien sans le paraître, on peut paraître adénoïdien sans l'être *.
11 est un autre point que relève avec raison le D"" Potiquet, et qui, en dépit de ses apparences frivoles, mérite d'être pris en sérieuse considé- • ration. Le 24 avril 1538, on célébrait le mariage de François 11 avec la reine d'Ecosse, plus âgée que