‹ Les morts mystérieuses de l'histoire (volume 2)Chapitre 131 sur 277 · V. aux Pièces jusli/icativesla note A · texte numérisé non relu

V. aux Pièces jusli/icativesla note A

la parole ; il baisse la tête, ferme les yeux, puis il les ouvre tout à coup, et, comme s'il souffrait de ce mouvement, il les referme avec non moins de soudaineté. On craint que l'esprit de vengeance ne se soit emparé de lui ; il n'était que sévère, on redoute qu'il ne devienne cruel * .

On sait que le soir et le lendemain du massacre, le roi manda Ambroise Paré : il se plaignait de fièvre et d'hallucinations.

Ambroise, dit-il en s'adressant à son médecin, je ne scay ce qui m'est survenu depuis deux ou trois jours, mais je me trouve l'esprit et le corps grandement esmeus, voire tout ainsi que si j'avois la fiebvre, me semblant à tout moment, aussi bien veillant que dormant, que les corps massacrez se présentent à moy, les faces hydeuses et couvertes de sang *.

Dès ce moment, il se livre à des exercices de plus en plus violents pour fuir le remords et chasser les horribles visions. Les fatigues ne tardent pas à altérer profondément sa santé, et en 1573 commence la maladie à laquelle il succombera.

11 tomba malade au mois d'octobre 1573, ^^^ du départ de Henry, son frère, pour' le voyage de Pologne, d'une fièvre erratique qui le prit ensuite d'un mal de poulmon jusqu'alors ignoré, laquelle tanstost se tournoit en quarte, tantost en continue, et ne le quittoit jamais que (Jean) Mazi lie, son premier médecin, ne le creut guéry. Son mal si augmenta de l'appréhension et de l'horreur qu'il eut de deux conspirations qui se brassèrent contre lui pendant sa maladie'.

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