‹ Les morts mystérieuses de l'histoire (volume 2)Chapitre 132 sur 277 · Cimber, loc. cit · texte numérisé non relu

Cimber, loc. cit

Le mal évolue avec rapidité : des hémoptysies *, de la dyspnée surviennent. Le roi change plusieurs fois de séjour, sans que se produise l'amélioration qu'il espérait de ces déplacements. 11 va de Vitry à Saint-Germain, du faubourg Saint-Honoré à Vincennes.

Au mois de mai 1574, il est pris d'une fièvre continue, qui devient bientôt « tierce, quarte, puis erratique avec frissons ».

Désespérant de guérir et, du reste, très mal soigné par ses médecins, il se livre à des imprudences qui ne font qu'aggraver son état. « Aulcuns ont voulu dire, écrit Brantôme, que, durant sa maladie, il s'échappa auprès la reyne, sa femme, et s'y eschauffa tant qu'il en abbrégea ses jours. » Sauvai' va plus loin : il ne craint pas d'affirmer que ce n'est pas avec sa femme, mais avec sa propre sœur, la reine Margot, que le roi se serait «échauffé.» Toujours est-il qu'il alla de mal en pis, et qu'une consultation fut provoquée. Les archiâtres ne se prononcèrent pas sur la nature de la maladie, ni sur le traitement qu'elle comportait.

Le vendredi 28 mai, le roi fit appeler son premier médecin et le conjura de le soulager, s'il

1. D'un document découvert par M. Baschet au Record office, State papers, France, vol. LVIl, nous extrayons ces quelques lignes : « Le Roy, par l'indisposition de sa personne et longueur de maladie, est réduit en telle maigreur et foiblesse qu'il n'a plus que la peau et les os, et les jambes et cuisses si amoindries et atténuées qu'il ne se peust soutenir mercredy dernier se trouva ta^nt failîjf de baleine et paroles à l'occasion du flux du sang par la houebe qu'on en attendoit plus la mort que la vie, mais depuis sa saignée s'est mieux trouvé.., » A. Baschet, op. cit., p. 389.

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