Berthevin, op. cit
4. D'après le roi lui-même, qui écrivit, presque aussitôt après l'accident à la reine pour la rassurer (Cf. Berthevin, o/>.cf7., p. 82-83, ^')- M. L. Paris donne à tort cette lettre comme inédite dans son Cabinet historique, t. 111, p. 139 et suiv. : nous la reproduisons aux pièces justificatives. 11 n*y avait à ce moment dans la pièce avec le roi que Bellegarde, son grand éCuyer, quand le procureur général, le sieur de la Guesle, introduisit auprès d'Henri, par son ordre, le jeune jacobin qui devait lui porter le coup fatal (V. aux Pièces justificatives la note A).
5. Le couteau était « pointu, assez chestif et de peu de prix », et, disait-on à l'époque, « frotté de quelque composition, maligne et venimeuse ». Cf. Discours aux François avec l'histoire véritable sur Vadmirable accident de la mort de Henry de yalois naguères roy de France, etc., qui fait partie d'un recueil de notre collection personnelle, intitulé : Mor^ et obsèques de quelques Rois et Princes (1515-1610).
sous du nombril, du côté droit, « si avant qu'il laissa le Cousteau au trou pour y servir de faulcet (fosset)* ». Vivement le roi saisit l'arme et d'une telle violence qu* « il en agrandit de beaucoup la playe,etau même instant l'ayant retiré, en donna un coup de la pointe sur le sourcil gauche du religieux - ». La pointe du couteau, ayant rencontré Tos de la tête du moine, rebondit et le roi fut blessé à la main : d'autres prétendent que c'est en voulant détourner l'arme dirigée contre lui que la blessure se serait produite \
C'est un gentilhomme du nom de Montferrier, (le rnême qui donna le premier coup de poignard à monseigneur de Guise), qui tua d'un coup d'épée l'assassin de Henri. Le moine mourut sur le coup. Son cadavre, après avoir été frappé de plusieurs coups de hallebardes, fut dépouillé nu jusqu'à la ceinture : on supposait que l'assassin était un soldat déguisé en moine et on voulait s'en assurer. Ce qui avait donné lieu à cette supposition, c'est qu'on trouva sur l'une de ses oreilles une petite cicatrice, qui pouvait laisser croire qu'il avait reçu quelque blessure dans un duel.
Le roi avait perdu beaucoup de sang*. Mis au lit, il fut pansé par ses médecins et chirurgiens,