I. Cf. D' Dusolicr, ibèse citée j p
3. C^est probablement à ces excès qu'est attribuable le ^ mald'aureille » dont parle l'Estoile, dans son yo»r«a/ (septembre 1579), et qui fit croire au roi qu'il avait été victime d'une tentative d'empoisonnement. Nous passons la parole au chroniqueur :
« Le mercredi second jour de septembre, le Roy se trouva mal, d'un mal d'aureille, qui lui fist peur, pour ce que le Roy François second, son frère aisné, en estoit mort. Ce quMl répéta, ce jour, par deux ou trois fois. »
Le Roy, malade d'un mal d'aureille (stt), à V extrémité. — « Le jeudi 10 septembre, le Roy alla au château de Madrid, en coche, contre l'avis de ses médecins, dont il revint tost après extrêmement vexé de son mal d'aureille, et en fut, la nuit ensuivante, si travaillé, que par tous les monastères de Paris on envoia faire prières pour sa santé. Fust aussi à la Roine- Mère envoie en diligence un courrier pour l'advertir de l'aigreur de ceste maladie, dont on doutait l'yssue, car tous les médecins en désespérèrent, 34 heures durant, excepté le Grand, le médecin, et attribuoient la cause de son mal aux veilles de la nuit et aux excès des jours gras, durant lesquels, nonobstant les affaires qu'il avait sur les bras, il avoit passé les nuits entières à mommer et wasquer, et à autres exercices peu convenables à sa santé. »
prétexte d'importantes révélations à lui faire, lui communiquait un paquet de lettres supposées.
Tandis que le souverain était absorbé dans leur lecture, le fanatique lui plongeait un couteau dans le ventre.
On prétend que le roi était sur la chaise percée * , une simple robe de chambre jetée sur les épaules ^, quand il fut frappé par Jacques Clément. D'autres disent^ qu'il se retira dans une embrasure de fenêtre pour lire les lettres qui lui étaient présentées, et que, lorsqu'il fit signe au moine d'approcher, les courtisans s'éloignèrent par respect*. L'assassin, profitant de cette disposition bienveillante du prince, le frappa d'un coup de couteau * dans le bas-ventre, un pouce au des-