‹ Les morts mystérieuses de l'histoire (volume 2)Chapitre 182 sur 277 · Peter, Leçons de clinique médicale y t. 11, p · texte numérisé non relu

Peter, Leçons de clinique médicale y t. 11, p

3. D\tu\zfoyj Manuel de pathologie interne, 1884, t. Il, p.S74.

4. Les entrailles du Roi furent portées sans aucune cérémonie à Notre-Dame par deux aumôniers du Roi, dans un de ses carrosses (Saint-Simon, A/^wo/V«, t. XHl, éd. Chéruel,

p. 131.) Quant au cœur, on le remit au supérieurdes Jésuites de la rue Saint-Antoine, où se trouvait déjà celui de LouisXlIl. Le roi en avait exprimé la volonté avant de mourir. {Journal de Mathieu Marais, éd. de Lescure, p. 187.)

Le 9 septembre, ce qui restait du corps du grand Roi fut conduit à Saint-Denis. L'afflucncc fut prodigieuse dans la plaine. On y vendait toutes sortes de mets et de rafraîchissements. On voyait de toutes parts le peuple danser, chanter, boire, se livrer à une joie scandaleuse. On dit même que des injures furent lancées contre cette dépouille mortelle, qui n'était plus à redouter^ maintenant qu'elle était clouée entre quatre planches de sapin... La lâcheté humaine est de tous les temps!...

PIECES JUSTIFICATIVES

PROCÈS-VERBAL DE l' AUTOPSIE DE LOUIS XIV*.

Aujourd'huy, defuxiesme septembre de l'année 171s, nous nous sommes assemblés à 9 heures du matin, dans le château de Versailles, pour y faire l'ouverture du corps du Roy, où nous avons trouvé ce qui suit:

A l'extérieur, tout le côté gauche nous parut gangrené depuis l'extrémité du pied jusqu'au sommet de la tête. L'épiderme s'cnlevoit généralement |par tout le corps des deux côtés. Le côté droit étoit gangrené, en plusieurs endroits, mais beaucoup moins que le gauche, et le ventre paroissait extrêmement bouffi.

A l'ouverture du bas-ventre, les intestins se sont trouvés altérés avec quelques matques d'inflammation ; principalement ceux qui étoient situés du côté gauche, et les gros intestins, prodigieusement ai la tés.

Les reins étoient assis dans leur état naturel. On a trouvé seulement dans le gauche une petite pierre de pareille grosseur à celle qu'il a rendue par les urines plusieurs fois pendant la vie, sans aucun signe seulement de douleur.

I^ foie, la rate, l'estomac, la vessie étoient absolument

1. Comment ar ta medicinœ Faculiatis, t. XVII 1. Publié pour la première fois, à notre connaissance, par Chéreau {Union médicale, 1862, îoc. cit.) et, plus tard, par Corlieu et Franklin.

sains et dans leur état naturel tant au dedans qu'au dehors.

A l'ouverture de la poitrine, nous avons trouvé les poumons sains, aussi bien que le cœur dont les extrémités des vaisseaux et quelques valvules étoicnt osseuses; mais tous les muscles de la gorge étoient gangrenés.

A Touverture de la tête, toute la dure-mère s'est trouvée en adhérence au crâne, et la pie-mère avoit deux ou trois taches purulentes le long de la faux. Au reste le cerveau étoit dans l'état naturel, tant au dedans qu'au dehors.

La cuisse gauche, dans l'intérieur, s'est trouvée gangrenée, aussi bien que les muscles du bas-ventre et cette gangrène montoit jusqu'à la gorge.

Le sang et la lymphe étoient dans une entière dissolution, universellement dans les vaisseaux.

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