‹ Les morts mystérieuses de l'histoire (volume 2)Chapitre 198 sur 277 · Document inédit communiqué par madame veuve Charavay · texte numérisé non relu

Document inédit communiqué par madame veuve Charavay

furent d'avis conjointement avec tous les autres de continuer le même remède ; ce qui a été fait jusqu'à dimanche inclusivement vu le salutaire effet quMl produisait (quantum enirn veniri tanium febri detrabebatur), d'autant plus que réruption des boutons sefaisoit à vue d'oeil à proportion des évacuations.

Dans l'intervalle du vendredi au dimanche, comme on appréhendoit pour la suite l'embarras de la tête, quoiqu'à peu de chose près elle fut libre depuis les commencemens de l'évacuation, M. Vernage proposa les vésicatoires, auxquels M. le premier médecin avoit déjà pensé et l'application de ce remède fut unanimement adoptée.

La suppuration commença du mardi au mercredi ; la fièvre qui augmenta dans le fort de cette suppuration n'étoit que dans les règles; mais comme la suppuration presque finie, cette fièvre quoique diminuée subsistoit, nous purgeâmes lundi 14 du mois douzième de l'éruption jugeant que ce ne pouvoit être qu'un reste de cette matière étrangère qui avoit causé les premiers accidents. Le succès nous invita à repurger mercredi et nous eûmes la satisfaction de ne plus trouver dans le pouls qu'un reste d'ébranlement et d'avoir procuré depuis le soir du lundi des reprises d'un sommeil tranquille de cinq à six heures de suite sans interruption. Jeudi 17 aoust les médecins de Paris furent congédiés et ramenés dans un carosse à huit chevaux de M. le Dauphin ; ils se contentent de n'avoir été que les coopératèurs de ceux de la cour dans ce grand ouvrage ; ils auroient tort de s'attribuer rien de plus ; tous, sous la vue de M. le premier médecin qui s'est comporté avec la prudence la plus éclairée, ont conspiré unanimement à la même fin et jamais concorde n'a été plus parfaite.

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