‹ Les morts mystérieuses de l'histoire (volume 2)Chapitre 210 sur 277 · Idem, ibid · texte numérisé non relu

Idem, ibid

les bains, le changement d'air, le régime. On fit également usage du sirop mercuriel de Bellet, etc.

A une seconde consultation, on proposa des exutoires locaux, un moxa, un séton, un ou deux cautères sur la colonne vertébrale.

Le docteur Petit, de nouveau consulté, voulut qu'on mît deux cautères sur le dos de l'enfant ; mais ce remède, pour le moins tardif, qui eût pu réussir aux premières annonces de la maladie, avant que les os de l'épine eussent été affectés, mais en le soutenant de Tusage intérieur des antiscorbutiques, combinés avec les mercuriaux, fut sans succès*. L'enfant souffrit horriblement, amaigrit de plus en plus ; le dévoiement survint, avec des insomnies et des mouvements convulsifs fréquents et enfin le dauphin succombait le 4 juin 1789.

Le public fut promptement instruit de l'événement. Comme les comédiens n'avaient pas reçu d'ordre des ministres, les théâtres de Paris restaient ouverts, et dans les églises on continuait les prières pour la convalescence du prince. Ce ne fut qu'à six heures du soir que les ordres arrivèrent. Aussitôt les prières furent interrompues et les toiles des théâtres baissées '.

Le surlendemain fut pratiquée l'autopsie. Les premières vertèbres furent trouvées « noires comme de l'encre, et, grattées avec l'ongle, tom-

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