‹ Les morts mystérieuses de l'histoire (volume 2)Chapitre 216 sur 277 · Cf. Le Cabinet secret^ 4' série, p. 208 etsuiv · texte numérisé non relu

Cf. Le Cabinet secret^ 4' série, p. 208 etsuiv

2. Cf. Mémoires historiques sur Louis Xyil, par Eckard, p. \6^\ Mémoires de Madame la duchesse de Tonr^el, t. Il, p. îo8, cités par H. Provins, Le dernier roi légitime de France^ t. 1, Paris, 1889, p. 4?.

•^. \. Le cabinet secret, 4' série, loc. cit.

Nous croyons devoir rappeler cette déclaration formeMe du chirurgien Pipelet, contenue dans une lettre du comte Angles, préfet de police, adressée le 10 mai 1817, au ministre de la police générale :

« Par l'examen qu'il a fait des parties malades, il (Pipelet) a reconnu que le jeune Prince avait joué sur un bâton comme font les jeunes enfants et quMl s'était blessé; qu'il avait suivi pendant un mois le traitement de cette incommodité, qui avait disparu au bout de ce temps ». Arch. nationales, carton F* 6808; cité par V Intermédiaire des Chercheurs et dés Curieux i 10 juillet 1896.

ladie grave du dauphin, et la constatation a son importance, comme on va bientôt en juger.

Le 3 juillet 1793*, vers dix heures du soir, le dauphin fut séparé de sa mère et remis entre les mains du citoyen Simon désormais préposé à sa garde. Simon devait être assisté par sa femme, Marie-Jeanne Aladame, dont nous aurons à reparler ^ A rencontre de son époux, qui d'ailleurs ne fut pas le brutal savetier que la légende a consacré, la femme Simon, plus humaine que son mari, eut le plus grand soin de l'enfant, tant au point de vue matériel qu'au point de vue physique, le lavant, le peignant, lui faisant prendre des bains, veillant en un mot à sa propreté et à son alimentation, ainsi qu'en témoignent les documents d'archives parvenus jusqu'à nous^

On nous parle sans cesse des mauvais traitements infligés par les époux Simon au petit dauphin ; outre qu'ils ont été fort exagérés, comme l'ont établi surabondamment tous les écrivains qui se sont occupés impartialement du problème que nous allons aborder, ils n'ont influé en aucune façon sur la satité de l'enfant royal.

Du mois de juillet 1793 au mois de janvier 1794, c'est-à-dire pendant tout le règne des épouxSimon, les mémoires des médecins et apothicaires ne mentionnent que des remèdes, des sirops vermifuges.

1. De Bcauchesne, t. Il, p. 6} (n.) et Papiers du Temple, (article de M. de la Morinerie, dans la Nouvelle Revue, du r»" avril 1884, p. 618}.

2. V. le contrat de mariage dans Beauchcsnc, t. 11, p. 67 (n.)

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