V. aux Pièces la note G
4. Chopart n'était pas, comme l'ont écrit certains, un apothicaire obscur, mais bien un chirurgien du plus haut mé rite, l'auteur d'un Traité des maladies cbirurgicales et surtout d'un traité très étendu des maladies des voies urinaires, etc., <]ui a laissé son nom à un mode d'amputation partielle du pied, encore usité de nos jours. {Cf, Œipores cbirurgicaliSy tic, de P. J. Desault, par X. Bichat, t. 1, (Paris, 1801), p. 44-4S).
On a rapproché ces diverses morts se succédant de très près les unes aux autres et on en'a déduit qu'elles reconnaissaient toutes la même cause, c'est-à-dire qu'elles étaient toutes dues au poison. Sans nous inquiéter des conséquences qu'on pourra en tirer en faveur de la thèse de la survivance ou de la thèse contraire; persuadé, du reste, que l'opinion que nous allons émettre ne saurait en rien ébranler la foi des partisans de l'évasion, dont nous sommes, lesquels ont heureusement d'autres arguments à leur disposition, nous estimons que l'on peut expliquer autrement que par une cause violente la fin subite des trois médecins que nous venons de nommer.
Et d'abord, pour Desault, il apparaît assez nettement qu'il a succombé soit à une fièvre typhoïde, soit à une méningUe cérébro-spinale, ainsi qu'il résulte de la lecture attentive du procès-verbal de son autopsie, faite par Corvisart, assisté des citoyens Lépreux et Laurent. Si, en tout cas, on peut hésiter sur la dénomination précise du mal qui l'a emporté, on ne saurait dire que le poison ait hâté sa fin*. Le chagrin, la préoccupation' des responsabilités qui lui incom-