Pathologie mentale des rois de France, t. i
Et d'abord, il s'ajpsstit de ne pas prendre pour base de la discussion un teacte cootrouvé. Or, sur ce point, la lumière est faite : ceux qui font autorité en matière d'histoire médiévale se soat prononcés, et accordent pleine confiance au récit de la mort d'Eudes par le moine Richer. H est vraisefa" semblable que le moine-médecin a eu entre les mains non une simple relation historique contemporaine mais un document scientifique, émanant de médecins du temps d'Eudes ^
En suivant pas à pas la relation de Richer, d'une rigueur telle qu'on n'était pas en droit de l'attendre d'un médecin de ces temps presque barbares et encore tout imprégnés des doctrines scolastiques, Brachet est arrivé à nous présenter un tableau clinique de la maladie du roi franc,qui nous paraît ne pas devoir prêter le flanc aux critiques même les plus chatouilleuses.
Selon les règles habituelles en médecine, il considère successivement : le malade, la maladie.
Sur le malade pas de renseignements directs. De ses antécédents héréditaires tout au plus saiton qu'il a eu un père et un frère ayant succombé à un traumatisme, mais on ignore ce qu'il importerait de savoir, c'est-à-dire s'ils étaient affligés de tares morbides transmissibles à leur descendance.
Sur la maladie elle-même on est un peu mieux instruit. Le roi Eudes en a éprouvé les premiers signes à La Fère (sur l'Oise), non loin de Laon. Les symptômes qu'il a présentés : inquiétude et