‹ Les morts mystérieuses de l'histoire (volume 2)Chapitre 236 sur 277 · Cf. la Chronique mrdicjley 1897, p. 40-^ et suiv · texte numérisé non relu

Cf. la Chronique mrdicjley 1897, p. 40-^ et suiv

2. Ce mot manque dans le texte de Beauchesne, partout accepté comme exact.

3. Nous avons mis en italiques les noms dont l'orthographe est différente dans la version la plus répandue : ainsi Eckard et de Beauchesne écrivent : Bergoing, Gauthier ^ Guyomard,

, Arrivés tous les quatre à onze heures du matin à la porte extérieure du Temple, nous y avons été reçus par les commissaires, qui nous ont introduits dans la tour. Parvenus au deuxième étage, nous sommes entrés * dans un appartement, dans la seconde pièce duquel noiis avons trouvé dans un lit le corps mort d'un enfant qui nous a paru âgé d'environ dix ans, que les commissaires nous ont dit être celui du (ils du déffunt Louis Capet, et que deux d'entre nous ont reconnu pour être l'enfant auquel ils donnaient des soins depuis quelques jours. Le? susdits commissaires nous ont déclaré que cet enfant était décédé la veille, vers trois heures de relevée; sur quoy nous avons cherché à vérifier les signesde la mort que nous avons trouvés caractérisé par la pâleur universelle, le froid de toutte l'hahitude du corps, la roideur des membres, les yeux ternes, les taches violettes ordinaires à la peau du cadavre et surtout par une putréfaction commencée au ventre, au scrotum et au dedans des cuisses.

Nous avons remarqué, avant que * de procéder à l'ouverture du corps, une maigreur générale qui est celle du marasme; le ventre était excessivement tendu et météorisé. Au côté interne du genouil droit, nous avons remarqué une tumeur sans changement de couleur à la peau et une autre tumeur moins volumineuse sur l'os radius, près le poignet du côté gauche. La tumeur du genouil contenoit environ deux onces d'une matière grisâtre puriforme et lymphatique, située entre le périoste et les muscles; celle du poignet renfermoit une matière de même nature, mais plus épaisse.

A l'ouverture du ventre, il s'est écoulé plus d'une pinte de sérosité purulente, jaunât:e et très fétide. Les intestins étoient météorisés, pâles, adhérents les uns aux autres, ainsi qu'aux parois de cette cavité ; ils étoient parsemés d'une grande quantité de tubercules de diverses grosseurs et qui

1 . Les mots en italiques manquent dans le texte de Beauchesne.

2. Le mot que est supprimé au Moniteur de 1795. A part cette légère modification et la suppression des trois premières lignes du procès-verbal, le texte du Moniteur est conforme à celui de la pièce originale. Les erreurs et omissions d'Eckard se retrouvent dans la réimpression du Moniteur, édité par Pion.

ont présenté à leur ouverture la même matière que celle contenue dans les dépôts extérieurs du genouil et du poignet.

Les intestins ouverts dans toute leur longueur étaient très sains intérieurement, et ne contenoient qu'une petite * quantité de matière bilieuse. L'estomac nous a présenté le même état, il étoit adhérent à touttes les parties environnantes, pâle au dehors, parsemé de petits tubercules lymphatiques, semblables à ceux de la surface des intestins; sa membrane interne étoit saine, ainsi que le pilore et Toesophage. Lefoye étoit adhérent par sa convexité au diaphragme, et par sa concavité aux viscères qu'il recouvre ; sa substance étoit saine, son volume ordinaire, la vésicule du fiel médiocrement remplie d'une bile de couleur vert foncé. La rate, le pancréas, les reins et la vessie étoient sains. L'épiploon et le mésentère dépourvus de graisse, étoient remplis de tubercules lymphatiques semblables à ceux dont il a été parlé. De pareilles tumeurs étoient disséminées dans l'épaisseur du péritoine, recouvrant la face inférieure du diaphragme; ce muscle étoit sain.

Les poumons adhéroient par toutte leur surface à la plèvre, au diaphragme et au péricarde. Leur substance étoit saine ^t sans tubercules : il y en avoit seulement quelques-uns aux environs de la trachée artère et de l'œsophage. Le péricarde contenoit la quantité ordinaire de sérosité; le cœur était pâle, mais dans l'état naturel.

Le cerveau et ses dépendances étoient dans la • plus parfaite intégrité.

Tous les désordres dont nous venons de donner le détail sont évidemment l'effet d'un vice scrophuleux existant depuis longtemps, et auquel on doit attribuer la mort de l'enfant.

Le présent procès verbal a été fait et clos à Paris, au lieu susdit, par' les soussignés à quatre heures et demie de relevée les jours et an que dessus.

DuMANoiN , Ph. J. Pelletan, Lassus, N. Jeanroy.

Ce document appelle plusieurs réflexions.

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