Osmond, H. Provins, etc., op. cit
4. V. la déclaration du jardinier en chef Charpentier (Provins, I, p. 378 et suiv.)
quelques travaux dans l'ancien cimetière Sainte- Marguerite : en fouillant au pied du pilier gauche d'une porte latérale de la petite église, ils trouvèrent un cercueil de plomb, enfoui à une faible profondeur. M. l'abbé Haumet, curé de Ste-Marguerite, appela un de ses amis, le docteur Milcenl, en présence duquel fut ouvert le cercueil : il contenait un squelette d'enfant. Après l'avoir minutieusement examiné, le docteur Milcent, dans un rapport qu'il dressa à cette époque, constata que les os constituant ce squelette étaient tous faibles et délicats.
Le D"" Milcent concluait, parait-il *, que le squelette qui lui avait été présenté ne pouvait être que celui du dauphin; le rapport primitif de ce confrère n'a jamais été retrouvé. On peut heureusement y suppléer par un rapport du D' Récamier, (contresigné par le D"" Milcent), qui avait été appelé, lui aussi, à examiner les débris retrouvés par le curé Haumet. Nous ne retiendrons des constatations de ce maître estimé que ces lignes, suffisamment précises :
Les os des membres et les dents semblent appartenir à un sujet de quin:(e ou sei:(e ans environ ou plus \
Mais le squelette n'avait pas été examiné que par les D" Milcent et Récamier. Le D' Bayle, après avoir considéré le crâne, estimait que « le sujet devait avoir de quinze à seize ans et plus. »
1. Il changea d'opinion plus tard. (V. l'ouvrage et les articles de Chantelauze indiqués plus bas).
2. Cf. Chantelauze, MoniUur universel, 1887; ^^^ derniers chapitres de mon Louis X 1^1 1 y etc.
Le professeur Lallemand (de l'Institut), le professeur Andral (de l'Institut) étaient du même avis, tout en se rapprochant de vingt ans, à cause des dents de sagesse^ 11 est donc bien évident que les ossements trouvés au cimetière S*'' Marguerite n'appartenaient pas à un enfant de 10 ans.
11 se trouva néanmoins des champions obstinés' d'urte cause indéfendable pour soutenir quand même que c'était bien Louis XVII qu'on avait «xhumé en 1846 !
La preuve matérielle absolue, définitive, cette fois, de la thèse contraire devait être fournie près d'un demi-siècle plus tard. Le mardi 5 juin 1894, M* Laguerre, qui avait obtenu au préalable les autorisations nécessaires, faisait pratiquer des fouilles dans le cimetière Ste-Marguerite et était assez heureux pour retrouver le cetcueil remis en terre après les constatations de 1846. '
Les D" de Backer, Bilhaud, etc., furent chargés d'examiner les ossements mis à découvert et leurs conclusions, seules à retenir ici, furent ainsi formulées' :
U résulte de rexamen détaillé que nous venons de pratiquer :
1* Que nous nous trouvons en présence d'un sujet ayant appartenu au sexe masculin (ainsi que lie démontre Tétat particulier des os iliaques).
i . Provins, loc cit., p. 390.