‹ Les morts mystérieuses de l'histoire (volume 2)Chapitre 249 sur 277 · I. Cf. Nauroy, Les Secrets des Bourbons^ p. 88 et suiv · texte numérisé non relu

I. Cf. Nauroy, Les Secrets des Bourbons^ p. 88 et suiv

et d'être reconnu par lui, s'il est véritablement Louis XVII ;

7' Qu'elle sait beaucoup d'autres choses plus graves et plus décisives, dont elle ne parlera que lorsqu'elle sera appellée devant la justice.

Telles sont, Monseigneur, les principaux faits qu'a raconté cette femme, elle a mêlé à tout cela les plus grandes démonstrations d'intérêt pour Louis XVll, qu'elle affirme avoir constamment traité avec beaucoup d'égards ; et elle a ajouté que depuis quelque tems elle ne sortait pas parce qu'elle s'attendait, d'après des avis qu'elle avait reçu, à être appelle d'un moment à l'autre à Rouen.

Indépendamment de tous ces détails, elle en a donné d'autres qui remontent à la captivité de Louis XVll, et comme le prisonnier de Rouen n'en dit rien dans le mémoire manuscrit qu'il fait circuler, je crois devoir les faire connaître à votre Excellence, afin qu'elle examine dans sa sagesse s'ils ne devraient pas être l'objet d'un interrogatoire qui fournirait un nouveau moyen de le confondre.

Ces détails se réduisent à quatre et s'appliquent : r à un chien nommé Castor que Iç jeune prince aimait beaucoup ; 2* à une circonstance dans laquelle la femme Simon, pressée de représenter l'enfant aux Commissaires de la Commune, l'invita à sortir du bain, et sur son refus lui appliqua Cpour la première fois dit-elle) deux tapes sur les fesses; 3* au soin qu'elle avait pris pour le distraire et flatter ses goûts de faire pratiquer dans une tourrelle une espèce de volierre où Ton avait mis des pigeons, des tourterelles et d'autres oiseaux; 4* enfin à un mouvement de frayeur, qu'elle eût en voyant un jour pendant qu'elle était seule à faire promener le prince, un militaire armé de deux pistolets, elle eût le soupçon que ce militaire avait formé quelque projet sinistre, contre l'enfant, ou contre elle-même; et, après avoir fait retirer brusquement celui-ci (ce qui le contraria beaucoup) elle se trouva mal, par suite de l'allarme qu'elle avait éprouvé.

11 est de mon devoir d'informer votre Excellence: que les trois personnes qui ont été voir la femme Simon, lui ont été envoyées par M' M... à la sollicitation des initiés, qui l'ont exigé. 11 a cru devoir adhérer à leur désir, pour justifier la confiance qu'ils lui témoignent, mais vous voyez, Monseigneur, que son premier soin, est d'offrir à votre

Excellence, tous les renseignements que cette démarche lui a procuré.

Je termine en annonçant à votre Excellence, que l'indication qu'on avait donné pour aller voir le cheval de carton qu'on dit avoir servi à l'enlèvement de Louis XVU, s'est trouvée fausse; et que s'il faut en croire un des meneurs les pi us actifs de cette affaire, Madame Luc, femme du premier valet de chambre du Roi a formellement promis de s'en entretenir aujourd'hui ou demain avec son Altesse Royale Madame.

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