L EXHUMATION DE PEPIN-LE-BREF
(Cf. page 2.)
Lorsqu'en 1812, celui qui s'était emparé du. monde s'avisa de penser à son tombeau, Saint-Denis reçut de nouvelles constructions.
Le 24 juillet, en fouillant, pour établir un perron hors du portail, à un peu plus de trois pieds de la porte principale, on découvrit, à un pied de profondeur, un cercueil en pierre de vergelé, haut de deux pieds, long de six, creusé d'environ un pied dans toute sa longueur, avec une entaille dans la partie supérieure pour recevoir la tête. Les ouvriers avaient brisé la pierre qui le recouvrait; les fragments ne présentèrent aucune inscription ; le cercueil ne contenait que des ossements dérangés par l'exhumation : et cette circonstance est fatale.
On croit que ce tombeau était celui de Pépîn-le-Bref, qui, par son testament, avait demandé à être « inhumé « au-devant de la principale porte de l'église de Saint- « Denis, couché sur le ventre^ par humilité, et pour « expier les péchés de Charles Martel son père, que les « besoins de ses guerres contre les Sarrasins avaient « forcé de prendre les biens des églises. » 11 parait que Suger avait replacé ce tombeau comme il l'avait trouvé, que sous Saint-Louis on ne songea point à Texhumer, et qu'en 1793 on l'oublia*.
I. Gilbert, Description bistorique de Saint-Denis, in Des Sépultures nationales, par Legrand d'AussY, p. 365-6.