DU MODE DE SEPULTURE DES ROIS DE LA PREMIERE ET DE LA SECONDE RACE
(Cf. page 7).
Les premiers rois francs étaient, ainsi que les autres chefs des nations barbares, inhumés en plein champ; ainsi le fut Childéric. Depuis qu'établis dans la
1. Corpus solemni more lotum et curatum. (Eginh, l/^iia Car. magn.)
2. Extrait du livre intitulé : Des Sépultures tiationaUs, par Legrand d'Aussy, p. 67-68.
Gaule, ils y eurent embrassé le chistianisme, le lieu de leur sépulture fut une église ou un monastère. Clovis, lui-même, Clovis, le premier d'entre eux, eut la sienne dans l'église de Saint-Pierre et de Saint-Paul, depuis nommée Sainte-Geneviève ; et la plupart de ses descendants eurent la leur à Saint-Vincent ou à Saint-Denis. Mais remarquons que les églises de Saint- Pierre et de Saint- Vincent étaient alors hors de l'enceinte de Paris, que Saint-Denis en était à plus de distance encore, et que, par conséquent, l'ancien usage d'inhumer les rois en pleine campagne continua de subsister pendant quelque temps.
Cependant il y eut des exemples contraires: Gontran fut enseveli à Châlons-sur-Saônc ; Clotaire l*' et Sigebert, son fils, à Soissons.
Sous la seconde race, Charlemagne le fut à Aix-la- Chapelle; Louis le Débonnaireà Metz; Louis d'Outremer à Reims,, etc. K
DE l'emploi du sel DANS LES EMBAUMEMENTS. (Cf. page 28.)
Au moyen-âge, tout 1 art des embaumements consistait dans le mélange d'aromates avec du sel, dont on remplissait les cadavres.
En 1135, Henri K', roi d'Angleterre, fut embaumé de cette manière. On fit de grandes incisions sur toutes les parties du corps. On saupoudra de sel et on y mêla du baume ; ensuite le corps fut cousu et renfermé dans une peau de bœuf, et mis ensuite dans un cercueil ; encore l'odeur du cadavre fut fatale à l'opérateur : il en mourut sur le champ.