I. V. Le Château de Compiègne, par Va tout, p
« recevrez jamais de moi. » Et ils soupèrent ensemble avec Gabrielle ; et Henri IV but le premier au duc de Mayenne*.
L' '< EFFIGIE d'après LE VIF. »
(Cf. page 281).
Aux obsèques des rois François !«'* et Henri 11, le corps, séparé de V effigie y fut placé d^ans le charriot d'armes, depuis appelé corbillard, 11 ne s'agissait plus alors que de porter ou peut-être faire semblant de porter une effigie légère; les gentilshommes de la chambre, ne voyant plus dans ce soin qu'un honneur sans travail, l'enlevèrent aux banouards, et se présentèrent la sangle au col. 11 parait que, bien que marchant à pied, ils étaient enfermés dans la tenture, soit d'un charriot, soit tout autre; car, selon Dutillet, « on ne leur voyoit que la tête et le haut des épaules. » Mais à l'enterrement de Henri 11, ses gentislhommes, se tenant aux côtés de l'effigie, soutenaient seulement avec les mains la couverture du drap d'or ^sur laquelle elle était couchée.
Le Parlement a toujours joui du privilège d'entourer seul, devant, derrière et sur les côtés, le corps et l'efligie, tant qu'ils ont été ensemble. Au décès de Charles Vlll, les gentilshommes de sa maison et ses archers (gardes du corps) voulurent demeurer à l'entour du tombeau. Le grand-maître apaisa cette contestation, en faisant marcher les gentilshommes par devant et les archers par derrière.
A l'enterrement de Henri 11, les archers et leurcapi-
VatoLit, op. cit. p. 303-4
taines environnaient le corps. L'évéque de Paris et le grand aumônier précédaient l'effigie *.
11 y avait à Saint-Denis, dans les armoires au-dessus de celles qui renfermaient les objets du trésor, les effigies de huit rois. Les visages, soigneusement moulés en cire au moment du décès, étaient adaptés à des mannequins couverts d'un manteau rouge semé de fleurs de lys d*or.
Les poêles et dépouilles des effigies des rois et des reines appartenaient aux abbés et religieux de Saint- Denis. 11 revenait aux religieuses de la Saussaye, près de Villejuif, le linge de corp's, les sceaux d'or et d'argent, les mulets, mules, palefrois, chevaux d'honneur, tant ceux qui avaient traîné le char des rois et reines que ceux qui avaient figuré à leurs obsèques, avec les harnais, colliers, selles, etc.