‹ Les morts mystérieuses de l'histoire (volume 2)Chapitre 274 sur 277 · LA MALADIE DU GRAND DAUPHIN · texte numérisé non relu

LA MALADIE DU GRAND DAUPHIN

(Cf. page 365).

Monseigneur le grand dauphin étant tombé malade à G>mpiègne, la cour fit faire une neuvaine à Notre- Dame du Pied d'Argent. A peine fut-elle commencée que la fièvre cessa. Le prince vint rendre ses actions de grâces à la relique, le samedi de l'octave de l'Assomption. 11 prit ensuite le divertissement de la chasse dans le jardin de l'abbaye, où l'on avait mis exprès du gibier et une collation qui avait été disposée dans la galerie de peinture, au fond du jardin*.

1 . Cf. Des Sépultures Nationales^ par L^rand d'Aussy. I . Mss. dç D, Grenier, cité par Vatout, p. 413-4 (n.)

LE DUC DE BOURGOGNE, FILS DU GRAND DAUPHIN. (Cf. page 367).

Ce jeune prince entrait dans sa dix-septième année ; il avait eu pour gouverneur le duc de Beauvilliers, pour précepteur Fénélon. Son caractère n'était point facile à manier ; ennemi de toute résistance, fougueux, emporté, on dit qu'il allait jusqu'à briser ses pendules lorsqu'elles sonnaient l'heure de l'étude ; il lui arrivait même de blasphémer contre la pluie quand elle dérangeait ses promenades. 11 aimait avec ardeur les plaisirs, et se défendait mal contre ses passions. L'auteur de TéUtnaque parvint à triompher de ces défauts par beaucoup de douceur unie à d'innocents artifices. Leduc de Bourgogne devint charitable, aimable, spirituel ,et brave. On le maria de bonne heure, le 7 décembre 1797, à Marie-Adélaïde de Savoie, princesse gracieuse, vive, aimable et d'un esprit enjoué «

LA MALADIE DU DAUPHIN, PÈRE DE LOUIS XVI. (Cf. page 580).

LeD"" G. Baschet, dans l'étude qu'il a consacrée à la maladie de ce prince, était resté indécis sur la nature du « bobo » que le Dauphin avait eu à la lèvre.

M. le D»* Baizer, médecin à l'hôpital Saint-Louis, si compétent dans toutes les questions qui touchent à la dermatologie, a bien voulu nous faire part de son opinion dans la lettre qui suit :

j. Le Ç bateau de Compiégne, par Vatout, p. 426-7.

i8 avril 1901.

« Mon cher Cabanes.

«Je pense que le bobo dont fut atteint le Dauphin, et dont « parle le D' Baschet dans son article, devait être unsycosis de « la lèvre supérieure. Cet accident n*est pas rare chez les can- « didats à In tuberculose et il n'est pas toujours rebelle, « surtout quand il succède à une infection aiguë. »

« A vous cordialement.

D' Balzer.

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