‹ Les morts mystérieuses de l'histoire (volume 2)Chapitre 34 sur 277 · Brachet, op. cit,, t. I, p · texte numérisé non relu

Brachet, op. cit,, t. I, p

elle ne se prolongea pas au delà d'une dizaine de jours.

En 1190, à Gênes^ nouvelle atteinte morbide, sur laquelle on n'est qu'imparfaitement renseigné.

En juin 1191, le roi éprouve, devant Acre, les symptômes d'une affection épidémique, fébrile, infectieuse, qui régnait dans le camp des Croisés et qui l'atteignit en même temps que le roi Richard- Cœur-de-Lion. 11 s'agit probablement d'une scarlatine *. L'affection avait duré trois semaines; il n'en était pas encore tout-à-fait remis sept mois plus tard.

En juillet de la même année, seconde maladie infectieuse : à peine guéri de sa scarlatine, Philippe était attaqué par la dysenterie.

En 1108, Philippe-Auguste a une maladie asse^ grave pour l'arrêter dans sa campagne de Guyenne et le forcer à rentrer en France.

En septembre 1222, premier accès de fièvre quarte, et persistance de l'infection paludique jusqu'à l'année suivante. Saigné après un accès, Philippe meurt, au dire des chroniqueurs", des suites d'une imprudence diététique', mais plus

1. Voici les symptômes enregistrés par les annalistes du temps r

Fièvre intense, frisson violent, chute des ongles et des cheveux, desquamation épidermique presque totale, sueurs profuses.

S'agit-il de fièvre typhoTde, de rougeole ou de scarlatine ? Brachet, qui discute ces différentes hypothèses, arrive, par exclusion, à conclure pour cette dernière affection et nous ne trouvons rien à y reprendre.

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