Rigord, t. 11, édition Delaborde
4. V. la Chronique de Philippe Mousket, et Davidsohn, Pbilipp II j4ugust und Ingeborg, p. 212, note i.
5. Continentiam conjugalcm pre omnibus aliis regibus in domum suam transtulit. » Rigord, édition Delaborde, loc cit
« neurasthénique * distingué », comme dit mon confrère Helme, en parlant de Louis XIII. Très émotif, redoutant la mort, d'une irritabilité maladive, sujet aux impatiences et aux brusques colères, que son petit-fils, Saint-Louis, ne se rappelait longtemps après qu'avec terreur.
« Prince à la fois dévot et fourbe, écrit de lui son biographe le plus accrédité, emporté, dur jusqu'à la cruauté, jovial et sensuel...' »
Ses fonctions sensorielles étaient perverties : il avait des hallucinations de la vue. Son chapelain rapporte qu'assistant à la messe à Saint- Léger en Yveline, dans la forêt de Rambouillet, il vit un enfant à la place de l'hostie ! ^
Son odorat était particulièrement sensible *. Quoiqu'il restât dans la limite des réactions normales, « cette délicatesse d'odorat, chez un homme de 1186, est pour étonner, si on la rapproche de la tolérance bien connue du nerf olfactif chez les primitifs (et sous ce rapport, l'homme du xn« siècle était aussi bypo-osmique que peut l'être le paysan russe d'aujourd'hui * ».
La première maladie de Philippe-Auguste que nous voyons signalée date de 1 179. Cette maladie offrit quelque gravité, mais fut de courte durée:
1. A qui voudra étudier Philippe-Auguste à ce point de vue spécial, nous conseillons fortement la lecture du remarquable travail de Brachet, op, ciL, t. I, p. 84-95. C'est un beau sujet à reprendre, sur les données de la science actueUe.