‹ Les morts mystérieuses de l'histoire (volume 2)Chapitre 45 sur 277 · Edition Wailly · texte numérisé non relu

Edition Wailly

6. En 1250, il a de la dysenterie et « diverses incommoditez », écrit Lenain de Tillemont, son biographe ^t. 111,320).

Cette même année, meurt le second fils de St. Louis, le

ce point, «que les os de l'échiné de son dos estoient merveilleusement aguz * ».

Mais le roi n'était pas au bout de ses peines. Une épidémie de scorbut sévit sur le camp des Croisés*. Saint-Louis ne tarda pas à présenter les symptômes de cette affection : le déchaussement des gencives; l'ébranlement et la chute de tojutes les dents, à part une seule; des hémorrbagies cutanées; des ecchymoses livides des membres inférieurs ^.

11 en resta très meurtri, mais une amélioration survint et pendant sept ans, c'est-à-dire jusqu'en 1256, le roi n'éprouva pas de rechute.

En 1256, Louis tombe malade à Senlis : on ne sait pas au juste de quelle maladie il fut afTecté^. Même insuffisance de renseignements sur les étapes morbides de Fontainebleau (1259), Creil (1260) et Pont-de-l' Arche (1264).

Le roi part pour la huitième croisade, le 16 mars 1270 : à ce moment il a grand'peine à monter à cheval, tant il est affaibli. Sa faiblesse est telle que Joinville doit le transporter, dans ses bras, de l'hôtel du comte d'Auxerre aux Cordeliers*.

comte de Nevcrs. « On fît bouillir sa chair, pour la séparer des os, qu'on mit dans un cercueil après les avoir embaumés. » Lenain, t. V, 163.

1. Ki> de Saint LouiSy par le confesseur de la reine Marguerite (H, F., XX, 104),

2. Ch. Laveran, Traité des' maladies désarmées, 1875, p. .478.

3. Histoire de St Louis, par le marquis de Villeneuve-Trans» t. Il, p. 286.

Page 1